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Article: texte impriméHet leven moet doorgaan. De joden in Antwerpen na de bevrijding, 1944-1945 / Veerle Vanden Daelen in Cahiers d'Histoire du Temps Présent (CHTP), 13/14 (décembre 2004)
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[article] Het leven moet doorgaan. De joden in Antwerpen na de bevrijding, 1944-1945 = La vie doit continuer. Le retour des Juifs à Anvers après la Libération, 1944-1945 [texte imprimé] / Veerle Vanden Daelen . - 2004 . - pp. 141-185.
Langues : Néerlandais (dut)
in Cahiers d'Histoire du Temps Présent (CHTP) > 13/14 (décembre 2004) . - pp. 141-185
Catégories : 352(493) Anvers
94(100)"1939/45" Histoire Seconde Guerre mondiale
94(33) Histoire du Peuple juif
94(493)"19" Histoire de la Belgique au XXe siècle
Judéocide / Shoah
Résumé : En 1944, l'occupant allemand déclarait Anvers 'judenrein' (épurée de tout Juif). L'historien Lieven Saerens insiste dans son étude "Vreemdelingen in een wereldstad" ("Des étrangers dans une ville de dimension mondiale") sur l'atmosphère antisémite régnant à Anvers dès l'Entre-deux-guerres et met le doigt sur la plaie en esquissant l'attitude des autorités sous l'Occupation. La population juive d'Anvers fut, plus que toute autre en Belgique, victime de la persécution et de l'extermination des Juifs. Malgré tout, une vie juive put renaître dans la cité scaldéenne après la Libération. Cet article aborde le retour des Juifs à Anvers, le règlement des conséquences pratiques et juridiques de la guerre et la reconstruction à l'état embryonnaire de la vie juive à Anvers l'année qui suit la Libération.
Immédiatement après la libération d'Anvers le 4 septembre 1944, des Juifs tentèrent de s'organiser en vue d'un accueil et d'un secours mutuels. Certains étaient en effet restés cachés pendant toute la guerre à Anvers. Vinrent plus tard se joindre à eux les survivants des camps ainsi que ceux qui avaient réussi à se mettre à l'abri à l'étranger. L'aide était organisée par des résistants juifs ayant vécu dans la clandestinité. Les Juifs furent confrontés lors de leur retour avec les conséquences de la politique d'exception de l'occupant : la population juive décimée, les maisons confisquées, les biens mobiliers disparus et les avoirs financiers bloqués. Il était d'autant plus important pour nombre de ces Juifs de demander alors justice qu'ils avaient été confrontés à l'arbitraire pendant la guerre. Ce n'était pas une tâche aisée : la restitution des biens spoliés par exemple est une affaire qui connaît encore des suites de nos jours.
Ce n'est qu'après le retour des survivants en avril 1945 et la libération des derniers camps en juin de la même année qu'il devint peu à peu évident que le nombre de survivants serait faible. Anvers ne devait pas demeurer longtemps après la guerre la plus grande ville juive de Belgique. Ceci dit, la métropole attira de nouveau les diamantaires juifs grâce au très rapide redémarrage de l'industrie diamantaire. Comment cette population juive d'Anvers décimée se structura-t-elle après la Libération ? Les résistants jouèrent un rôle important dans la période initiale. Etant les seuls à former encore un ensemble structuré, ils constituèrent un point de ralliement et un nœud d'information. La Résistance juive se trouva à Anvers non seulement à la base de l'accueil social, mais aussi de la vie religieuse et éducative juive. Peu à peu, le fil fut renoué avec les organisations et institutions d'avant-guerre. Toute la construction de la vie juive à Anvers indique un fort vécu de l'dentité juive. L'année qui suivit la Libération, une puissante base sociale et religieuse fut établie en vue du développement de la vie juive à Anvers.
Permalink : https://newbibli.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_displa
[article] 
inCahiers d'Histoire du Temps Présent (CHTP) > 13/14 (décembre 2004) . - pp. 141-185
Titre : Het leven moet doorgaan. De joden in Antwerpen na de bevrijding, 1944-1945
Titre original : La vie doit continuer. Le retour des Juifs à Anvers après la Libération, 1944-1945
Type de document : texte imprimé
Auteurs : Veerle Vanden Daelen
Année de publication : 2004
Article en page(s) : pp. 141-185
Langues : Néerlandais (dut)
Catégories : 352(493) Anvers
94(100)"1939/45" Histoire Seconde Guerre mondiale
94(33) Histoire du Peuple juif
94(493)"19" Histoire de la Belgique au XXe siècle
Judéocide / Shoah
Résumé : En 1944, l'occupant allemand déclarait Anvers 'judenrein' (épurée de tout Juif). L'historien Lieven Saerens insiste dans son étude "Vreemdelingen in een wereldstad" ("Des étrangers dans une ville de dimension mondiale") sur l'atmosphère antisémite régnant à Anvers dès l'Entre-deux-guerres et met le doigt sur la plaie en esquissant l'attitude des autorités sous l'Occupation. La population juive d'Anvers fut, plus que toute autre en Belgique, victime de la persécution et de l'extermination des Juifs. Malgré tout, une vie juive put renaître dans la cité scaldéenne après la Libération. Cet article aborde le retour des Juifs à Anvers, le règlement des conséquences pratiques et juridiques de la guerre et la reconstruction à l'état embryonnaire de la vie juive à Anvers l'année qui suit la Libération.
Immédiatement après la libération d'Anvers le 4 septembre 1944, des Juifs tentèrent de s'organiser en vue d'un accueil et d'un secours mutuels. Certains étaient en effet restés cachés pendant toute la guerre à Anvers. Vinrent plus tard se joindre à eux les survivants des camps ainsi que ceux qui avaient réussi à se mettre à l'abri à l'étranger. L'aide était organisée par des résistants juifs ayant vécu dans la clandestinité. Les Juifs furent confrontés lors de leur retour avec les conséquences de la politique d'exception de l'occupant : la population juive décimée, les maisons confisquées, les biens mobiliers disparus et les avoirs financiers bloqués. Il était d'autant plus important pour nombre de ces Juifs de demander alors justice qu'ils avaient été confrontés à l'arbitraire pendant la guerre. Ce n'était pas une tâche aisée : la restitution des biens spoliés par exemple est une affaire qui connaît encore des suites de nos jours.
Ce n'est qu'après le retour des survivants en avril 1945 et la libération des derniers camps en juin de la même année qu'il devint peu à peu évident que le nombre de survivants serait faible. Anvers ne devait pas demeurer longtemps après la guerre la plus grande ville juive de Belgique. Ceci dit, la métropole attira de nouveau les diamantaires juifs grâce au très rapide redémarrage de l'industrie diamantaire. Comment cette population juive d'Anvers décimée se structura-t-elle après la Libération ? Les résistants jouèrent un rôle important dans la période initiale. Etant les seuls à former encore un ensemble structuré, ils constituèrent un point de ralliement et un nœud d'information. La Résistance juive se trouva à Anvers non seulement à la base de l'accueil social, mais aussi de la vie religieuse et éducative juive. Peu à peu, le fil fut renoué avec les organisations et institutions d'avant-guerre. Toute la construction de la vie juive à Anvers indique un fort vécu de l'dentité juive. L'année qui suivit la Libération, une puissante base sociale et religieuse fut établie en vue du développement de la vie juive à Anvers.
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