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Article: texte impriméPatronen van polarisatie / Antoon Vrints in Cahiers d'Histoire du Temps Présent (CHTP), 15 (2005)
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[article] Patronen van polarisatie : Homicide in België tijdens de Tweede Wereldoorlog [texte imprimé] / Antoon Vrints, Auteur . - 2005 . - pp. 177-204.
Article en néerlandais - Résumé en français et en anglais
Langues : Néerlandais (dut)
in Cahiers d'Histoire du Temps Présent (CHTP) > 15 (2005) . - pp. 177-204
Catégories : 31 Statistique Démographie
316.47 Relation sociale . Violence . Torture
343.6 Infractions contre la personne / Trafic / Assassinat
94(100)"1939/45" Histoire Seconde Guerre mondiale
94(100)"1939/45" Vie quotidienne Occupation Seconde Guerre mondiale
94(493)"19" Histoire de la Belgique au XXe siècle
94(493)"1939/45" Résistance Belgique
Résumé : Modèles de polarisation. Les homicides en Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale

Pendant la seconde moitié de l'occupation, le total des homicides s'accroît en Belgique d'une manière jusque-là inconnue. Derrière ce développement se cache une conjonction complexe de deux facteurs. D'un côté, se révèle une escalade de la violence politique entre Belges : compte tenu de la violence structurelle de l'occupant, un certain nombre de groupes de résistance font appel à la terreur comme arme politique contre la collaboration. Une spirale infernale d'action et de réaction est enclenchée qui prendra à l'été 1944 le caractère d'une mini-guerre civile. Par ailleurs, la paupérisation massive de larges couches de la population et l'érosion simultanée du monopole étatique de la violence sous l'occupation mènent à l'apparition d'un terreau favorable au banditisme. Les deux phénomènes sont fortement stimulés par la promulgation du travail obligatoire en Allemagne à l'automne 1942.
Derrière l'augmentation globale du total des homicides se cachent de grandes différences régionales. En gros, on peut distinguer le nord-ouest du pays, où la situation reste relativement calme, et le sud-est, où le nombre d'homicides explose. Le modèle clairement distinct sur le plan géographique des chiffres des homicides indique que pendant l'occupation une forme beaucoup plus forte de polarisation sociétale se manifeste dans le sud-est que dans le nord-ouest du pays. Sur le plan politique, la tension est beaucoup moins prononcée dans le nord-ouest, où vit la grande majorité des néerlandophones, que dans le sud-est, qui couvre l'ensemble de la Wallonie. Des différences ayant trait aux rapports de force politiques et à l'identification nationale conduisent à ce qu'au nord-ouest la résistance soit plus faible et la collaboration moins isolée. Sur le plan social aussi, les tensions sont plus grandes dans le sud-est que dans le nord-ouest du pays. L'étroite marge de manœuvre dont disposent les travailleurs des régions industrielles (en grande partie situées dans le sud-est) pour affronter les problèmes provoqués par l'occupation (pénurie, travail obligatoire) ne constitue pas seulement un stimulant supplémentaire pour entrer en résistance, mais explique aussi pourquoi dans le sud-est, il est question dans une beaucoup plus large mesure de banditisme.
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[article] 
inCahiers d'Histoire du Temps Présent (CHTP) > 15 (2005) . - pp. 177-204
Titre : Patronen van polarisatie : Homicide in België tijdens de Tweede Wereldoorlog
Type de document : texte imprimé
Auteurs : Antoon Vrints, Auteur
Année de publication : 2005
Article en page(s) : pp. 177-204
Note générale : Article en néerlandais - Résumé en français et en anglais
Langues : Néerlandais (dut)
Catégories : 31 Statistique Démographie
316.47 Relation sociale . Violence . Torture
343.6 Infractions contre la personne / Trafic / Assassinat
94(100)"1939/45" Histoire Seconde Guerre mondiale
94(100)"1939/45" Vie quotidienne Occupation Seconde Guerre mondiale
94(493)"19" Histoire de la Belgique au XXe siècle
94(493)"1939/45" Résistance Belgique
Résumé : Modèles de polarisation. Les homicides en Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale

Pendant la seconde moitié de l'occupation, le total des homicides s'accroît en Belgique d'une manière jusque-là inconnue. Derrière ce développement se cache une conjonction complexe de deux facteurs. D'un côté, se révèle une escalade de la violence politique entre Belges : compte tenu de la violence structurelle de l'occupant, un certain nombre de groupes de résistance font appel à la terreur comme arme politique contre la collaboration. Une spirale infernale d'action et de réaction est enclenchée qui prendra à l'été 1944 le caractère d'une mini-guerre civile. Par ailleurs, la paupérisation massive de larges couches de la population et l'érosion simultanée du monopole étatique de la violence sous l'occupation mènent à l'apparition d'un terreau favorable au banditisme. Les deux phénomènes sont fortement stimulés par la promulgation du travail obligatoire en Allemagne à l'automne 1942.
Derrière l'augmentation globale du total des homicides se cachent de grandes différences régionales. En gros, on peut distinguer le nord-ouest du pays, où la situation reste relativement calme, et le sud-est, où le nombre d'homicides explose. Le modèle clairement distinct sur le plan géographique des chiffres des homicides indique que pendant l'occupation une forme beaucoup plus forte de polarisation sociétale se manifeste dans le sud-est que dans le nord-ouest du pays. Sur le plan politique, la tension est beaucoup moins prononcée dans le nord-ouest, où vit la grande majorité des néerlandophones, que dans le sud-est, qui couvre l'ensemble de la Wallonie. Des différences ayant trait aux rapports de force politiques et à l'identification nationale conduisent à ce qu'au nord-ouest la résistance soit plus faible et la collaboration moins isolée. Sur le plan social aussi, les tensions sont plus grandes dans le sud-est que dans le nord-ouest du pays. L'étroite marge de manœuvre dont disposent les travailleurs des régions industrielles (en grande partie situées dans le sud-est) pour affronter les problèmes provoqués par l'occupation (pénurie, travail obligatoire) ne constitue pas seulement un stimulant supplémentaire pour entrer en résistance, mais explique aussi pourquoi dans le sud-est, il est question dans une beaucoup plus large mesure de banditisme.
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