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Article: texte impriméDe bestraffing van de collaboratie na de Tweede Wereldoorlog / Koen Aerts in Cahiers d'Histoire du Temps Présent (CHTP), 21 (2009)
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[article] De bestraffing van de collaboratie na de Tweede Wereldoorlog [texte imprimé] / Koen Aerts, Auteur . - 2009 . - pp. 55-92.
Langues : Néerlandais (dut)
in Cahiers d'Histoire du Temps Présent (CHTP) > 21 (2009) . - pp. 55-92
Catégories : 316.4 Processus sociaux. Changement dans la société
32(493=393) Politique de la Flandre (Belgique)
94(100)"1939/45" Collaboration Seconde Guerre mondiale
94(493)"19" Histoire de la Belgique au XXe siècle
Résumé : LA RÉPRESSION DE LA COLLABORATION APRÈS LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Représentation et recherche

La représentation et la perception de la répression après la Seconde Guerre mondiale fut pendant longtemps en Belgique plutôt matière à débat sociétal qu’à recherches historiques (académiques). Les tentatives pour contenir le passé de guerre dans un discours officiel national apparurent très vite infructueuses. La représentation dominante à propos de la répression de la collaboration n’était au départ rien de plus qu’une construction nationaliste flamande. La répression était interprétée dans ces milieux comme un règlement de compte belge ou même francophone à l’égard du Mouvement flamand. Le statut de victime fut activement cultivé sur le plan politique et devint partie intégrante d’une revendication d’identité propre à part entière.

C’est seulement dans les années 1980 que cette représentation dominante fut pour la première fois mise à mal avec succès. Les émissions de Maurice De Wilde sur l’Ordre nouveau battirent en brèche le discours monotone (nationaliste) flamand. Les polémiques exacerbées à la télévision ainsi que les violents billets d’opinion et lettres des lecteurs dans la presse écrite montrèrent la nécessité d’une recherche historique de qualité sur ce passé. Cette période marqua aussi le début des recherches historiques scientifiques sur le passé de guerre dans différentes universités belges. À la Katholieke Universiteit Leuven, Luc Huyse, Steven Dhondt et leur équipe avaient commencé ce qui en 1991 déboucherait sur la première étude fondamentale et élaborée de manière scientifique sur la répression de la collaboration. Comme sociologues (du droit), ils constataient que la Belgique était malade des années 40. Cela fut la même année encore souligné par le succès électoral de l’extrême droite en Flandre. Huyse et Dhondt concluaient que la Belgique était confrontée à un traumatisme. Tant sur le plan législatif que scientifique, on chercha cependant de manière assidue des remèdes pour extirper cette maladie. Au niveau fédéral, on adopta en 1995 la loi contre le négationnisme et le Parlement flamand formula en 2002 quelques recommandations au sujet de la manière de traiter le passé de guerre. Le traumatisme parut de cette façon quelque peu conjuré au niveau de la collectivité sociétale et politique. Par le rejet et la condamnation du passé fautif, la Flandre essayait d’entrer dans le 21e siècle sur des bases saines.

L’actualité du débat perdit en pertinence et l’accent sur un passé non assumé se déplaça par le biais de nouveaux sujets et angles d’approche vers l’étude d’un passé insoupçonné, qu’elle soit ou non réalisée dans une perspective comparative internationale. L’instrumentalisation du passé en vue de soutenir la nation, qu’elle ait été flamande ou belge, a été remplacée par une approche plus historique où de manière assez paradoxale cette fois, du moins parmi les historiens (académiques), un large consensus paraît tout de même se développer par rapport à la noirceur du passé de guerre et à sa liquidation. L’attention est de plus en plus portée sur la collaboration en Belgique francophone et la thèse d’une répression anti-flamande a perdu de sa vigueur.
Permalink : https://newbibli.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_displa
[article] 
inCahiers d'Histoire du Temps Présent (CHTP) > 21 (2009) . - pp. 55-92
Titre : De bestraffing van de collaboratie na de Tweede Wereldoorlog
Type de document : texte imprimé
Auteurs : Koen Aerts, Auteur
Année de publication : 2009
Article en page(s) : pp. 55-92
Langues : Néerlandais (dut)
Catégories : 316.4 Processus sociaux. Changement dans la société
32(493=393) Politique de la Flandre (Belgique)
94(100)"1939/45" Collaboration Seconde Guerre mondiale
94(493)"19" Histoire de la Belgique au XXe siècle
Résumé : LA RÉPRESSION DE LA COLLABORATION APRÈS LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Représentation et recherche

La représentation et la perception de la répression après la Seconde Guerre mondiale fut pendant longtemps en Belgique plutôt matière à débat sociétal qu’à recherches historiques (académiques). Les tentatives pour contenir le passé de guerre dans un discours officiel national apparurent très vite infructueuses. La représentation dominante à propos de la répression de la collaboration n’était au départ rien de plus qu’une construction nationaliste flamande. La répression était interprétée dans ces milieux comme un règlement de compte belge ou même francophone à l’égard du Mouvement flamand. Le statut de victime fut activement cultivé sur le plan politique et devint partie intégrante d’une revendication d’identité propre à part entière.

C’est seulement dans les années 1980 que cette représentation dominante fut pour la première fois mise à mal avec succès. Les émissions de Maurice De Wilde sur l’Ordre nouveau battirent en brèche le discours monotone (nationaliste) flamand. Les polémiques exacerbées à la télévision ainsi que les violents billets d’opinion et lettres des lecteurs dans la presse écrite montrèrent la nécessité d’une recherche historique de qualité sur ce passé. Cette période marqua aussi le début des recherches historiques scientifiques sur le passé de guerre dans différentes universités belges. À la Katholieke Universiteit Leuven, Luc Huyse, Steven Dhondt et leur équipe avaient commencé ce qui en 1991 déboucherait sur la première étude fondamentale et élaborée de manière scientifique sur la répression de la collaboration. Comme sociologues (du droit), ils constataient que la Belgique était malade des années 40. Cela fut la même année encore souligné par le succès électoral de l’extrême droite en Flandre. Huyse et Dhondt concluaient que la Belgique était confrontée à un traumatisme. Tant sur le plan législatif que scientifique, on chercha cependant de manière assidue des remèdes pour extirper cette maladie. Au niveau fédéral, on adopta en 1995 la loi contre le négationnisme et le Parlement flamand formula en 2002 quelques recommandations au sujet de la manière de traiter le passé de guerre. Le traumatisme parut de cette façon quelque peu conjuré au niveau de la collectivité sociétale et politique. Par le rejet et la condamnation du passé fautif, la Flandre essayait d’entrer dans le 21e siècle sur des bases saines.

L’actualité du débat perdit en pertinence et l’accent sur un passé non assumé se déplaça par le biais de nouveaux sujets et angles d’approche vers l’étude d’un passé insoupçonné, qu’elle soit ou non réalisée dans une perspective comparative internationale. L’instrumentalisation du passé en vue de soutenir la nation, qu’elle ait été flamande ou belge, a été remplacée par une approche plus historique où de manière assez paradoxale cette fois, du moins parmi les historiens (académiques), un large consensus paraît tout de même se développer par rapport à la noirceur du passé de guerre et à sa liquidation. L’attention est de plus en plus portée sur la collaboration en Belgique francophone et la thèse d’une répression anti-flamande a perdu de sa vigueur.
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