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Agenda Interculturel . 234

Une vie de rechange
Mention de date :  juin 2005
Paru le :  01/06/2005

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détailArticle: texte imprimé Une vie de rechange / Nathalie Caprioli in Agenda Interculturel, 234 (juin 2005)
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[article] Une vie de rechange : introduction au dossier [texte imprimé] / Nathalie Caprioli, Auteur . - 2005 . - pp. 2-3.
Langues : Français (fre)
in Agenda Interculturel > 234 (juin 2005) . - pp. 2-3
Catégories : 314.7 Immigration / Emigration / Diasporas / Exil
32(493) Politique de la Belgique
341.43 Droit d'asile. Réfugiés
341.43-053.2 Mena (Mineurs non-accompagnés)
342.7-053.2 Droits de l'Enfant
929 Biographies et témoignages
Résumé : Les statistiques belges de 2004 en dénombrent officiellement 599, dont 350 Africains. Plus les autres, ceux qui se glissent dans les interstices de la clandestinité, qui zonent dans la rue, sous nos yeux pour peu qu’on y prête attention, et tombent parfois dans une délinquance compréhensible pour subvenir à leurs besoins. On les appelle les MENA : mineurs d’âge en exil non accompagnés. Derrière cet acronyme anonyme, on rencontre des jeunes qui boxent avec leur réalité.

Tous ne sont pas des demandeurs d’asile, mais au moins des demandeurs de séjour. Parce qu’il leur est impossible de retourner au pays ou d’organiser un regroupement familial, ils doivent s’intégrer à leur nouvelle société. Ils confient des témoignages glaçants ; ou racontent des carabistouilles, en trichant sur leur âge... Mais tous traînent leurs traumatismes, victimes de la traite, de la prostitution, des guerres, ou des violences familiales. Livrés à eux-mêmes et en rupture.

Où vivent-ils ? Les demandeurs d’asile résident pour la plupart dans un centre d’accueil comme le Petit-Château à Bruxelles où ils sont encadrés par des éducateurs et des assistants sociaux. D’autres vivent en autonomie et tirent leur plan avec l’aide sociale du CPAS – 613 euros par mois. Des associations comme Mentor Escale les aident à s’organiser et à opérer les bons choix par un apprentissage : comment trouver un appartement, signer un bail de location, suivre une formation, négocier un contrat de travail, connaître ses droits. Annick Léonard, coordinatrice de l’asbl Mentor Escale, est convaincue que ces jeunes ont une motivation incroyable et peuvent devenir vraiment porteurs de leur vie et d’un avenir intéressant. Mais si on n’arrive pas à les encadrer et à leur permettre de se lier à la société belge, on risque d’en faire des gens qui deviendront des assistés totaux.

Ce dossier alterne témoignages de mineurs – un Algérien sans-papier fatigué de vivre dans la rue, une Rwandaise du Petit-Château, un Guinéen habitant Saint-Gilles, et des jeunes Marocains de Tanger qui tentent de passer la Méditerranée et pourraient un jour se retrouver dans nos rues... - et de tuteurs qui s’expriment sur leur nouveau rôle à jouer. S’ajoutent des articles de fond sur les problèmes juridiques et psycho-sociaux de ces mineurs vulnérables. Soulignons en particulier l’analyse de Véronique Dockx qui met en relief les limites de la procédure d’asile, le développement d’une jurisprudence de plus en plus restrictive en matière d’extrême urgence, et l’écart entre les recommandations du UNHCR et la pratique d’asile en Belgique inadaptée aux particularités de la situation des MENA.

Comment expliquer que si peu de personnes soient conscientes de ces problèmes majeurs, alors que tant d’associations et d’institutions encadrent les MENA ? Apparemment c’est comme si nous voulions demeurer étrangers à leur destinée - volonté amollie du peuple souverain qui tolère que chaque année en moyenne 130 mineurs d’âge non accompagnés soient retenus dans un de nos six centres fermés, comme des criminels, ou rapatriés de force, faisant fi des lois sur la protection de la jeunesse. Alors que ces jeunes sont juste en quête d’une vie de rechange.

Sommaire :
Saliou n’avait que 14 ans / Propos recueillis par Nathalie Caprioli
«Délinqué» dans la rue / Propos recueillis par Nathalie Caprioli
Résidente au Petit-Château / Propos recueillis par Nathalie Caprioli
Quel asile pour les MENA ? / Véronique Dockx
Engage tuteurs / Entretien avec Bernard Georis
Un tuteur n’est pas l’autre / Nathalie Caprioli
Depuis Tabita / Joseph Gatugu
Dans les rues de Tanger : Témoignages
"Schizophrénie sociale" / Entretien avec Mme Hajoui
Quel accompagnement psycho-social ? / F. Gatarayiha et R. Santamaria
Coups d’cœur ! / M. Solbreu et T. Vanderschueren
Le projet Aïcha / Anne Graindorge
Permalink : https://newbibli.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_displa
[article] 
inAgenda Interculturel > 234 (juin 2005) . - pp. 2-3
Titre : Une vie de rechange : introduction au dossier
Type de document : texte imprimé
Auteurs : Nathalie Caprioli, Auteur
Année de publication : 2005
Article en page(s) : pp. 2-3
Langues : Français (fre)
Catégories : 314.7 Immigration / Emigration / Diasporas / Exil
32(493) Politique de la Belgique
341.43 Droit d'asile. Réfugiés
341.43-053.2 Mena (Mineurs non-accompagnés)
342.7-053.2 Droits de l'Enfant
929 Biographies et témoignages
Résumé : Les statistiques belges de 2004 en dénombrent officiellement 599, dont 350 Africains. Plus les autres, ceux qui se glissent dans les interstices de la clandestinité, qui zonent dans la rue, sous nos yeux pour peu qu’on y prête attention, et tombent parfois dans une délinquance compréhensible pour subvenir à leurs besoins. On les appelle les MENA : mineurs d’âge en exil non accompagnés. Derrière cet acronyme anonyme, on rencontre des jeunes qui boxent avec leur réalité.

Tous ne sont pas des demandeurs d’asile, mais au moins des demandeurs de séjour. Parce qu’il leur est impossible de retourner au pays ou d’organiser un regroupement familial, ils doivent s’intégrer à leur nouvelle société. Ils confient des témoignages glaçants ; ou racontent des carabistouilles, en trichant sur leur âge... Mais tous traînent leurs traumatismes, victimes de la traite, de la prostitution, des guerres, ou des violences familiales. Livrés à eux-mêmes et en rupture.

Où vivent-ils ? Les demandeurs d’asile résident pour la plupart dans un centre d’accueil comme le Petit-Château à Bruxelles où ils sont encadrés par des éducateurs et des assistants sociaux. D’autres vivent en autonomie et tirent leur plan avec l’aide sociale du CPAS – 613 euros par mois. Des associations comme Mentor Escale les aident à s’organiser et à opérer les bons choix par un apprentissage : comment trouver un appartement, signer un bail de location, suivre une formation, négocier un contrat de travail, connaître ses droits. Annick Léonard, coordinatrice de l’asbl Mentor Escale, est convaincue que ces jeunes ont une motivation incroyable et peuvent devenir vraiment porteurs de leur vie et d’un avenir intéressant. Mais si on n’arrive pas à les encadrer et à leur permettre de se lier à la société belge, on risque d’en faire des gens qui deviendront des assistés totaux.

Ce dossier alterne témoignages de mineurs – un Algérien sans-papier fatigué de vivre dans la rue, une Rwandaise du Petit-Château, un Guinéen habitant Saint-Gilles, et des jeunes Marocains de Tanger qui tentent de passer la Méditerranée et pourraient un jour se retrouver dans nos rues... - et de tuteurs qui s’expriment sur leur nouveau rôle à jouer. S’ajoutent des articles de fond sur les problèmes juridiques et psycho-sociaux de ces mineurs vulnérables. Soulignons en particulier l’analyse de Véronique Dockx qui met en relief les limites de la procédure d’asile, le développement d’une jurisprudence de plus en plus restrictive en matière d’extrême urgence, et l’écart entre les recommandations du UNHCR et la pratique d’asile en Belgique inadaptée aux particularités de la situation des MENA.

Comment expliquer que si peu de personnes soient conscientes de ces problèmes majeurs, alors que tant d’associations et d’institutions encadrent les MENA ? Apparemment c’est comme si nous voulions demeurer étrangers à leur destinée - volonté amollie du peuple souverain qui tolère que chaque année en moyenne 130 mineurs d’âge non accompagnés soient retenus dans un de nos six centres fermés, comme des criminels, ou rapatriés de force, faisant fi des lois sur la protection de la jeunesse. Alors que ces jeunes sont juste en quête d’une vie de rechange.

Sommaire :
Saliou n’avait que 14 ans / Propos recueillis par Nathalie Caprioli
«Délinqué» dans la rue / Propos recueillis par Nathalie Caprioli
Résidente au Petit-Château / Propos recueillis par Nathalie Caprioli
Quel asile pour les MENA ? / Véronique Dockx
Engage tuteurs / Entretien avec Bernard Georis
Un tuteur n’est pas l’autre / Nathalie Caprioli
Depuis Tabita / Joseph Gatugu
Dans les rues de Tanger : Témoignages
"Schizophrénie sociale" / Entretien avec Mme Hajoui
Quel accompagnement psycho-social ? / F. Gatarayiha et R. Santamaria
Coups d’cœur ! / M. Solbreu et T. Vanderschueren
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Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité
40627/1 p/5252 Périodique Réserve Périodiques Disponible
détailArticle: texte imprimé La Belgique revisite sa mémoire coloniale / Antoine Tshitungu Kongolo in Agenda Interculturel, 234 (juin 2005)
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[article] La Belgique revisite sa mémoire coloniale [texte imprimé] / Antoine Tshitungu Kongolo, Auteur . - 2005 . - pp. 32-33.
Langues : Français (fre)
in Agenda Interculturel > 234 (juin 2005) . - pp. 32-33
Catégories : 069 Musées Muséologie Muséographie Exposition
32(493) Politique de la Belgique
325.3 Colonisation/ décolonisation
94(493) Histoire de la Belgique
Résumé : L’écrivain congolais Antoine Tshitungu Kongolo propose une visite guidée critique de l’exposition "La mémoire du Congo. Le temps colonial", ouverte au Musée de Tervuren jusqu’au 9 octobre. Il y dénonce mirages, occultations et paternalisme.
Permalink : https://newbibli.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_displa
[article] 
inAgenda Interculturel > 234 (juin 2005) . - pp. 32-33
Titre : La Belgique revisite sa mémoire coloniale
Type de document : texte imprimé
Auteurs : Antoine Tshitungu Kongolo, Auteur
Année de publication : 2005
Article en page(s) : pp. 32-33
Langues : Français (fre)
Catégories : 069 Musées Muséologie Muséographie Exposition
32(493) Politique de la Belgique
325.3 Colonisation/ décolonisation
94(493) Histoire de la Belgique
Résumé : L’écrivain congolais Antoine Tshitungu Kongolo propose une visite guidée critique de l’exposition "La mémoire du Congo. Le temps colonial", ouverte au Musée de Tervuren jusqu’au 9 octobre. Il y dénonce mirages, occultations et paternalisme.
Permalink : https://newbibli.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_displa
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