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La Revue Nouvelle . 1-2

Economie sociale, d'autres lunettes sont possibles
Mention de date :  janvier-février 2007
Paru le :  28/02/2007

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détailArticle: texte imprimé Les francophones victimes de l’histoire in La Revue Nouvelle, 1-2 (janvier-février 2007)
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[article] Les francophones victimes de l’histoire [texte imprimé] . - 2007 . - pp. 2-5.
Version longue d'une carte blanche du soir du 15/12/2006
Langues : Français (fre)
in La Revue Nouvelle > 1-2 (janvier-février 2007) . - pp. 2-5
Catégories : 070(493) RTBF
32(493) Politique de la Belgique
32(493=393) Politique de la Flandre (Belgique)
32(493=40) Politique de la Wallonie / Communauté française de Belgique
323.173 Séparatisme Indépendance
Permalink : https://newbibli.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_displa
[article] 
inLa Revue Nouvelle > 1-2 (janvier-février 2007) . - pp. 2-5
Titre : Les francophones victimes de l’histoire
Type de document : texte imprimé
Année de publication : 2007
Article en page(s) : pp. 2-5
Note générale : Version longue d'une carte blanche du soir du 15/12/2006
Langues : Français (fre)
Catégories : 070(493) RTBF
32(493) Politique de la Belgique
32(493=393) Politique de la Flandre (Belgique)
32(493=40) Politique de la Wallonie / Communauté française de Belgique
323.173 Séparatisme Indépendance
Permalink : https://newbibli.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_displa
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détailArticle: texte imprimé VW Forest, un conflit atypique / Michel Capron in La Revue Nouvelle, 1-2 (janvier-février 2007)
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[article] VW Forest, un conflit atypique [texte imprimé] / Michel Capron, Auteur . - 2007 . - pp. 6-15.
Langues : Français (fre)
in La Revue Nouvelle > 1-2 (janvier-février 2007) . - pp. 6-15
Catégories : 33(493) Economie politique et sociale de la Belgique
33(493=40) Economie politique et sociale de la Wallonie / Communauté française de Belgique
331.105.44(493) Syndicats Syndicalisme et Organisations patronales Belgique
Résumé : Atypique, le récent conflit chez Volkswagen à Forest ? Il l’est assurément à plus d’un égard. Tout d’abord, voilà la direction d’une multinationale qui, après avoir manié le bâton d’une lourde restructuration, en allège le poids par après et accorde des primes de départ et des montants de prépension jugés « historiques ». Ce faisant, elle vise manifestement à redorer son image de marque passablement ternie par la brutalité de sa décision initiale. En face, des représentants syndicaux qui, une fois digéré le premier choc, affichent une stratégie pour le moins peu cohérente et dénuée d’un réel dynamisme. Pour sa part, le pouvoir politique se trouve réduit, malgré les apparences, à gérer au mieux les conséquences de la restructuration. En outre, les travailleurs des entreprises sous-traitantes sont apparus longtemps comme les parents pauvres du conflit. Enfin, le travail a repris sans de réelles certitudes quant à l’avenir de VW Forest en 2007.
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[article] 
inLa Revue Nouvelle > 1-2 (janvier-février 2007) . - pp. 6-15
Titre : VW Forest, un conflit atypique
Type de document : texte imprimé
Auteurs : Michel Capron, Auteur
Année de publication : 2007
Article en page(s) : pp. 6-15
Langues : Français (fre)
Catégories : 33(493) Economie politique et sociale de la Belgique
33(493=40) Economie politique et sociale de la Wallonie / Communauté française de Belgique
331.105.44(493) Syndicats Syndicalisme et Organisations patronales Belgique
Résumé : Atypique, le récent conflit chez Volkswagen à Forest ? Il l’est assurément à plus d’un égard. Tout d’abord, voilà la direction d’une multinationale qui, après avoir manié le bâton d’une lourde restructuration, en allège le poids par après et accorde des primes de départ et des montants de prépension jugés « historiques ». Ce faisant, elle vise manifestement à redorer son image de marque passablement ternie par la brutalité de sa décision initiale. En face, des représentants syndicaux qui, une fois digéré le premier choc, affichent une stratégie pour le moins peu cohérente et dénuée d’un réel dynamisme. Pour sa part, le pouvoir politique se trouve réduit, malgré les apparences, à gérer au mieux les conséquences de la restructuration. En outre, les travailleurs des entreprises sous-traitantes sont apparus longtemps comme les parents pauvres du conflit. Enfin, le travail a repris sans de réelles certitudes quant à l’avenir de VW Forest en 2007.
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détailArticle: texte imprimé La révolution des Pingouins, symptôme d’une crise néolibérale / Fernando Alvear Atlagich in La Revue Nouvelle, 1-2 (janvier-février 2007)
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[article] La révolution des Pingouins, symptôme d’une crise néolibérale : Chili [texte imprimé] / Fernando Alvear Atlagich, Auteur ; Carlos Miranda Rozas, Auteur . - 2007 . - pp. 16-21.
Langues : Français (fre)
in La Revue Nouvelle > 1-2 (janvier-février 2007) . - pp. 16-21
Catégories : 316.2(73) Ecole de Chicago
32(83) Politique du Chili
321.6 Régime autoritaire / Dictature / Gouvernement non démocratique / Totalitarisme
33(83) Economie politique et sociale du Chili
330.82 Libéralisme - Capitalisme
94(83) Histoire du Chili
Résumé : La mort récente d’Augusto Pinochet a permis de se rappeler comment le Chili a été meurtri politiquement par dix-sept années de dictature. Du point de vue économique, il faut se souvenir qu’il fut le premier pays, bien avant les États-Unis et l’Angleterre, à expérimenter les recettes des politiques néolibérales inspirées par les économistes de l’école de Chicago. Dès son arrivée au pouvoir, la junte militaire a entamé la privatisation des grands secteurs de l’économie chilienne, de la santé et de l’éducation. L’analyse du fonctionnement du système éducatif hérité de la dictature, et toujours en place aujourd’hui, offre un éclairage intéressant pour comprendre les tensions qui traversent la société chilienne actuellement.
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[article] 
inLa Revue Nouvelle > 1-2 (janvier-février 2007) . - pp. 16-21
Titre : La révolution des Pingouins, symptôme d’une crise néolibérale : Chili
Type de document : texte imprimé
Auteurs : Fernando Alvear Atlagich, Auteur ; Carlos Miranda Rozas, Auteur
Année de publication : 2007
Article en page(s) : pp. 16-21
Langues : Français (fre)
Catégories : 316.2(73) Ecole de Chicago
32(83) Politique du Chili
321.6 Régime autoritaire / Dictature / Gouvernement non démocratique / Totalitarisme
33(83) Economie politique et sociale du Chili
330.82 Libéralisme - Capitalisme
94(83) Histoire du Chili
Résumé : La mort récente d’Augusto Pinochet a permis de se rappeler comment le Chili a été meurtri politiquement par dix-sept années de dictature. Du point de vue économique, il faut se souvenir qu’il fut le premier pays, bien avant les États-Unis et l’Angleterre, à expérimenter les recettes des politiques néolibérales inspirées par les économistes de l’école de Chicago. Dès son arrivée au pouvoir, la junte militaire a entamé la privatisation des grands secteurs de l’économie chilienne, de la santé et de l’éducation. L’analyse du fonctionnement du système éducatif hérité de la dictature, et toujours en place aujourd’hui, offre un éclairage intéressant pour comprendre les tensions qui traversent la société chilienne actuellement.
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détailArticle: texte imprimé Économie sociale, d’autres lunettes sont possibles in La Revue Nouvelle, 1-2 (janvier-février 2007)
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[article] Ã‰conomie sociale, d’autres lunettes sont possibles : dossier [texte imprimé] . - 2007 . - pp. 26-86.
Langues : Français (fre)
in La Revue Nouvelle > 1-2 (janvier-février 2007) . - pp. 26-86
Catégories : 33 Economie politique et sociale
33(091) Histoire économique et sociale
334 Formes d'organisation, de coopération économique. Système coopératifs. Aide au développement
339 Commerce Economie mondiale Mondialisation / Altermondialisme
Résumé : Sommaire :

* Économie sociale, d’autres lunettes sont possibles / Revue nouvelle
L’économie sociale apparait souvent comme une réserve d’Indiens? : un réduit pour marginaux qui innovent, certes, mais qui se complaisent dans l’exaltation de leur singularité. Et qui font ainsi l’impasse sur la manière par laquelle « leur » économie apporterait des réponses aux enjeux de société plus globaux. Pourtant, à y regarder de plus près, il n’en est rien. Certes quand on interpelle leurs porte-drapeaux, on sent parfois le syndrome de toute minorité, cette tentation de raplatir les questions qu’elle ne se poserait plus sous un empilement de justifications certes intéressantes, mais... En réalité, nombreux sont aujourd’hui ceux qui sont déjà beaucoup plus loin. Et qui se demandent ce qui dans leurs pratiques est en germe pour affronter les défis considérables de notre société - la Wallonie et Bruxelles - à l’aube du XXIe siècle. C’est ainsi qu’il faut comprendre la démarche de ce dossier lancée au départ d’une note prospective par Solidarité des alternatives wallonnes et bruxelloises, SAW-B. À la fois fédération, réseau et plateforme, irréductible à un secteur ou à une approche de l’économie sociale, SAW-B fêtait ses vingt-cinq ans en septembre 2006 en se demandant de quoi seraient faites les vingt-cinq prochaines années, ce qu’elle représenterait en 2031. Et en cherchant à élaborer une vision sur ces questions, potentiellement sans limites, en sollicitant les contributions de quelques personnes clés, principalement des observateurs qualifiés de mutations de l’économie : le développement au Sud, le changement climatique, etc.

* Définir avant de redéfinir / Thomas Lemaigre
En Belgique, depuis trente ans, l’économie sociale s’est essentiellement concrétisée dans l’insertion des chômeurs, donnant naissance à l’« économie sociale d’insertion » qui a essaimé dans nombre de pays européens. Soutenue par le principe de « liberté subventionnée », elle cristallise des partenariats entre les pouvoirs publics et le privé. Cependant, cette tendance majoritaire ne peut cacher une diversité d’initiatives dans des domaines variés dont la finalité est de servir le bien commun.

* Entreprendre autrement aujourd’hui / Entretiens
L’économie sociale, c’est surtout une multiplicité d’histoires, des histoires d’hommes et de femmes, des morceaux de vie, des projets, des hasards, des convictions, des questions. Des histoires qui peuvent se raconter. Quelques extraits choisis d’interviews nous plongent dans le vécu de quelques « entreprises sociales ». De Citizen Dream, entreprise de commerce éthique et équitable qui vend des produits de mode et de décoration à Triodos, banque éthique, en passant par Merytherm, entreprise produisant de l’énergie durable. Ces extraits mettent en lumière toute la diversité des modes d’actions et de pensées à l’œuvre au sein de l’économie sociale ou, devrait-on dire, des économies sociales d’aujourd’hui et, à fortiori, de celles de demain.

* Économie sociale ? Alternatives économiques ? Transformations de l’économie ? / SAW-B
Solidarité des alternatives wallonnes et bruxelloises, la fédération pluraliste d’économie sociale fête les vingt-cinq années de sa création. Cet anniversaire est l’occasion de faire un bilan de son action passée, mais surtout de se livrer à de la prospective_ : qui seront les membres de la fédération dans vingt-cinq ans_ ? Manière de repenser et de pratiquer l’économie autrement, l’économie sociale va à contrecourant du couple dominant capital-marché. Mais le monde, en général, et l’économie, en particulier, se transforment profondément et dessinent de nouveaux champs pour l’économie sociale. Essai d’inventaire.

* Renouveler le rapport du travail à la nature / Marc Mormont
Depuis un siècle et demi, la modernisation du monde rural, marquée par une rationalisation croissante, s’est faite au détriment de la gestion en commun. La bureaucratisation du vivant transforme les agriculteurs d’artisans en techniciens. À condition de mener une réflexion sur le travail et la nature, l’économie sociale peut apporter un projet à un monde rural qui associerait marché, consommation et action publique.

* Les services de proximité / Marthe Nyssens
Les services d’aide aux personnes sont aujourd’hui le fait tant d’opérateurs marchands que non marchands, avec pour effet leur mise en concurrence. Les organisations d’économie sociale occupent une place originale dans un espace intermédiaire entre administration domestique, réciprocité, marché et redistribution. Par cette originalité, ces initiatives posent une question à la régulation publique qui pendant longtemps n’a pas été entendue, les politiques publiques étant historiquement construites sur le cloisonnement entre économies marchande et non marchande. En s’appuyant sur ses spécificités, l’économie sociale peut chercher à trouver des compromis entre différents types d’économie et de travail, compromis qui se négocient généralement dans des espaces publics de proximité qui permettent, potentiellement, de répondre à ces services à haute densité relationnelle.

* Économie sociale et services publics / Cory Verbauwhede
Les intentions vertueuses revendiquées par les promoteurs de l’économie sociale ne suffisent pas à faire la différence avec l’économie de marché. De plus, leurs bonnes intentions pourraient même parfois se retourner contre leurs travailleurs. En ce qui concerne plus particulièrement les services publics, un partenariat fécond peut s’installer entre le monde associatif et l’État, à la condition que celui-ci finance correctement le secteur de manière à ce que toutes les demandes, solvables et non, puissent être rencontrées.

* L’énergie, un champ d’actions pour l’économie sociale ? / Yves Marenne
Le mode de développement occidental gros consommateur d’énergie n’est pas soutenable, ni généralisable à long terme. En dépit de l’évolution technologique qui permet des gains d’énergie, la décroissance des consommations tarde à se réaliser, chaque économie est compensée par une croissance de consommation pour l’essentielle due au faible cout de l’énergie. Seuls des prix élevés auront un effet dissuasif à la condition de garantir à prix modérés un socle énergétique de base pour tous. Au-delà, ce changement de notre système énergétique qui sera un défi majeur de ce siècle pourra être pris en charge par l’économie sociale : rénovation et amélioration des logements, nouveaux types de transports en commun, changement dans le mode de production de l’agriculture...

* L’économie solidaire en Amérique latine / Andreia Lemaître
La trajectoire de l’économie solidaire au Brésil est assez représentative de l’ensemble de l’Amérique latine. Portées au départ par les milieux populaires, ces initiatives très diverses visent la démocratie économique en s’appuyant sur des pratiques autogestionnaires. Elles se sont fédérées en 2003 en un Forum brésilien d’économie solidaire, soutenu par des ONG. Celui-ci a obtenu la création d’un Secrétariat national d’économie solidaire qui a inscrit l’économie solidaire en tant qu’instrument d’insertion et de lutte contre la pauvreté. Le défi sera de pérenniser cette reconnaissance par les pouvoirs publics dans les institutions politiques brésiliennes.

* Afrique : un foisonnement d’initiatives / Bénédicte Fonteneau
Les organisations d’économie sociale sont confrontées à un dilemme. Souvent créées dans le souci de répondre à des besoins très concrets, elles se trouvent aussi au cœur de débats politiques concernant les questions sur lesquelles elles agissent (accès aux soins de santé, à l’eau, organisation de la production agricole, etc.). Or, malgré les efforts actuels de création de plateformes, de fédérations ou d’unions d’associations, de coopératives ou de mutuelles, le nombre d’initiatives et leur forte présence dans de nombreux domaines, on ne peut pas encore parler de secteur de l’économie sociale et difficilement de mouvement coopératif ou mutualiste. Il est alors parfois difficile de contribuer aux débats et négociations en cours. De même, les initiatives d’économie sociale mettent souvent en avant leur difficulté de fonctionner de manière autonome face à des États qui sont encore très centralisateurs et des bailleurs de fonds dont les ressources financières et techniques sont souvent indispensables, mais avec lesquels les rapports de force restent inégaux.

* Les défis du Sud / Luiz Inacio Germany Gaiger
En Amérique latine, l’économie solidaire trouve son origine dans des expériences d’économie populaire. Elle s’est opposée aux déterminismes et aux limitations du capital et, par là, elle a joué un rôle en faveur de l’amélioration des conditions de vie. Elle a ainsi maintenu en vigueur d’autres principes et d’autres logiques d’organisation du travail, de création de biens et de circulation de richesses issus des pratiques autochtones traditionnelles. Les initiatives menées dans divers pays se diversifient et promeuvent des mouvements nouveaux et grandissants à vocation altermondialiste, vocation affirmée à de nombreuses reprises lors des éditions du Forum social mondial. Le contexte est propice au débat critique et favorable à la revitalisation des principes associatifs et coopératifs.

* Le "social" dans l’économie sociale. Pour une nouvelle radicalisation / Christian Arnsperger
Penser que l’on pourrait réconcilier les secteurs étatique, marchand et non marchand, qui chacun sont sous-tendus par une définition propre et inconciliable du social, est un leurre. Le social de l’économie sociale n’est pas un secteur dont il faudrait fixer avec plus ou moins de justesse les frontières, mais un jugement de valeur contre des pratiques marchandes destructrices de la société, une prise de position forte en rupture avec le capitalisme.

* Pour une économie sociale revisitée / Jacques Defourny, Jean-Louis Laville
La définition du Conseil wallon de l’économie sociale met l’accent sur les spécificités d’organisations privées non capitalistes qui défendent des valeurs : objectif de service, autonomie de gestion, participation démocratique des membres. Mais deux questions se posent : l’économie sociale recouvre-t-elle surtout des activités marchandes ? Son champ d’action privilégié est-il l’insertion des personnes sans emploi ? Pour éviter l’instrumentalisation, le concept d’économie solidaire, quant à lui, insiste davantage sur une économie plurielle faite de logiques économiques variées qui relève de grands défis de société.

* Secouer les cadres / Marie-Caroline Collard
L’année passée, SAW-B fêtait ses vingt-cinq ans. Un anniversaire, c’est bien entendu l’occasion de relire son histoire, de retrouver ses fondateurs, de fêter l’occasion avec ses membres. Mais cet anniversaire nous appelait surtout à interroger notre futur, à penser l’économie sociale des vingt-cinq prochaines années. L’étude proposée dans ce dossier nous incite à chausser « d’autres lunettes ». Inviter des intellectuels et des chercheurs à se saisir de nos pistes prospectives, c’est déjà répondre à l’injonction. Ce n’est pas sans risque. Ils n’ont pas hésité à souligner les contradictions de nos pratiques ou à pointer du doigt les besoins que nous n’avons pas pu rencontrer. Ils nous permettent surtout de réfléchir et nous amèneront sans doute à repenser, à approfondir et à réinventer le sens de nos alternatives.
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inLa Revue Nouvelle > 1-2 (janvier-février 2007) . - pp. 26-86
Titre : Économie sociale, d’autres lunettes sont possibles : dossier
Type de document : texte imprimé
Année de publication : 2007
Article en page(s) : pp. 26-86
Langues : Français (fre)
Catégories : 33 Economie politique et sociale
33(091) Histoire économique et sociale
334 Formes d'organisation, de coopération économique. Système coopératifs. Aide au développement
339 Commerce Economie mondiale Mondialisation / Altermondialisme
Résumé : Sommaire :

* Économie sociale, d’autres lunettes sont possibles / Revue nouvelle
L’économie sociale apparait souvent comme une réserve d’Indiens? : un réduit pour marginaux qui innovent, certes, mais qui se complaisent dans l’exaltation de leur singularité. Et qui font ainsi l’impasse sur la manière par laquelle « leur » économie apporterait des réponses aux enjeux de société plus globaux. Pourtant, à y regarder de plus près, il n’en est rien. Certes quand on interpelle leurs porte-drapeaux, on sent parfois le syndrome de toute minorité, cette tentation de raplatir les questions qu’elle ne se poserait plus sous un empilement de justifications certes intéressantes, mais... En réalité, nombreux sont aujourd’hui ceux qui sont déjà beaucoup plus loin. Et qui se demandent ce qui dans leurs pratiques est en germe pour affronter les défis considérables de notre société - la Wallonie et Bruxelles - à l’aube du XXIe siècle. C’est ainsi qu’il faut comprendre la démarche de ce dossier lancée au départ d’une note prospective par Solidarité des alternatives wallonnes et bruxelloises, SAW-B. À la fois fédération, réseau et plateforme, irréductible à un secteur ou à une approche de l’économie sociale, SAW-B fêtait ses vingt-cinq ans en septembre 2006 en se demandant de quoi seraient faites les vingt-cinq prochaines années, ce qu’elle représenterait en 2031. Et en cherchant à élaborer une vision sur ces questions, potentiellement sans limites, en sollicitant les contributions de quelques personnes clés, principalement des observateurs qualifiés de mutations de l’économie : le développement au Sud, le changement climatique, etc.

* Définir avant de redéfinir / Thomas Lemaigre
En Belgique, depuis trente ans, l’économie sociale s’est essentiellement concrétisée dans l’insertion des chômeurs, donnant naissance à l’« économie sociale d’insertion » qui a essaimé dans nombre de pays européens. Soutenue par le principe de « liberté subventionnée », elle cristallise des partenariats entre les pouvoirs publics et le privé. Cependant, cette tendance majoritaire ne peut cacher une diversité d’initiatives dans des domaines variés dont la finalité est de servir le bien commun.

* Entreprendre autrement aujourd’hui / Entretiens
L’économie sociale, c’est surtout une multiplicité d’histoires, des histoires d’hommes et de femmes, des morceaux de vie, des projets, des hasards, des convictions, des questions. Des histoires qui peuvent se raconter. Quelques extraits choisis d’interviews nous plongent dans le vécu de quelques « entreprises sociales ». De Citizen Dream, entreprise de commerce éthique et équitable qui vend des produits de mode et de décoration à Triodos, banque éthique, en passant par Merytherm, entreprise produisant de l’énergie durable. Ces extraits mettent en lumière toute la diversité des modes d’actions et de pensées à l’œuvre au sein de l’économie sociale ou, devrait-on dire, des économies sociales d’aujourd’hui et, à fortiori, de celles de demain.

* Économie sociale ? Alternatives économiques ? Transformations de l’économie ? / SAW-B
Solidarité des alternatives wallonnes et bruxelloises, la fédération pluraliste d’économie sociale fête les vingt-cinq années de sa création. Cet anniversaire est l’occasion de faire un bilan de son action passée, mais surtout de se livrer à de la prospective_ : qui seront les membres de la fédération dans vingt-cinq ans_ ? Manière de repenser et de pratiquer l’économie autrement, l’économie sociale va à contrecourant du couple dominant capital-marché. Mais le monde, en général, et l’économie, en particulier, se transforment profondément et dessinent de nouveaux champs pour l’économie sociale. Essai d’inventaire.

* Renouveler le rapport du travail à la nature / Marc Mormont
Depuis un siècle et demi, la modernisation du monde rural, marquée par une rationalisation croissante, s’est faite au détriment de la gestion en commun. La bureaucratisation du vivant transforme les agriculteurs d’artisans en techniciens. À condition de mener une réflexion sur le travail et la nature, l’économie sociale peut apporter un projet à un monde rural qui associerait marché, consommation et action publique.

* Les services de proximité / Marthe Nyssens
Les services d’aide aux personnes sont aujourd’hui le fait tant d’opérateurs marchands que non marchands, avec pour effet leur mise en concurrence. Les organisations d’économie sociale occupent une place originale dans un espace intermédiaire entre administration domestique, réciprocité, marché et redistribution. Par cette originalité, ces initiatives posent une question à la régulation publique qui pendant longtemps n’a pas été entendue, les politiques publiques étant historiquement construites sur le cloisonnement entre économies marchande et non marchande. En s’appuyant sur ses spécificités, l’économie sociale peut chercher à trouver des compromis entre différents types d’économie et de travail, compromis qui se négocient généralement dans des espaces publics de proximité qui permettent, potentiellement, de répondre à ces services à haute densité relationnelle.

* Économie sociale et services publics / Cory Verbauwhede
Les intentions vertueuses revendiquées par les promoteurs de l’économie sociale ne suffisent pas à faire la différence avec l’économie de marché. De plus, leurs bonnes intentions pourraient même parfois se retourner contre leurs travailleurs. En ce qui concerne plus particulièrement les services publics, un partenariat fécond peut s’installer entre le monde associatif et l’État, à la condition que celui-ci finance correctement le secteur de manière à ce que toutes les demandes, solvables et non, puissent être rencontrées.

* L’énergie, un champ d’actions pour l’économie sociale ? / Yves Marenne
Le mode de développement occidental gros consommateur d’énergie n’est pas soutenable, ni généralisable à long terme. En dépit de l’évolution technologique qui permet des gains d’énergie, la décroissance des consommations tarde à se réaliser, chaque économie est compensée par une croissance de consommation pour l’essentielle due au faible cout de l’énergie. Seuls des prix élevés auront un effet dissuasif à la condition de garantir à prix modérés un socle énergétique de base pour tous. Au-delà, ce changement de notre système énergétique qui sera un défi majeur de ce siècle pourra être pris en charge par l’économie sociale : rénovation et amélioration des logements, nouveaux types de transports en commun, changement dans le mode de production de l’agriculture...

* L’économie solidaire en Amérique latine / Andreia Lemaître
La trajectoire de l’économie solidaire au Brésil est assez représentative de l’ensemble de l’Amérique latine. Portées au départ par les milieux populaires, ces initiatives très diverses visent la démocratie économique en s’appuyant sur des pratiques autogestionnaires. Elles se sont fédérées en 2003 en un Forum brésilien d’économie solidaire, soutenu par des ONG. Celui-ci a obtenu la création d’un Secrétariat national d’économie solidaire qui a inscrit l’économie solidaire en tant qu’instrument d’insertion et de lutte contre la pauvreté. Le défi sera de pérenniser cette reconnaissance par les pouvoirs publics dans les institutions politiques brésiliennes.

* Afrique : un foisonnement d’initiatives / Bénédicte Fonteneau
Les organisations d’économie sociale sont confrontées à un dilemme. Souvent créées dans le souci de répondre à des besoins très concrets, elles se trouvent aussi au cœur de débats politiques concernant les questions sur lesquelles elles agissent (accès aux soins de santé, à l’eau, organisation de la production agricole, etc.). Or, malgré les efforts actuels de création de plateformes, de fédérations ou d’unions d’associations, de coopératives ou de mutuelles, le nombre d’initiatives et leur forte présence dans de nombreux domaines, on ne peut pas encore parler de secteur de l’économie sociale et difficilement de mouvement coopératif ou mutualiste. Il est alors parfois difficile de contribuer aux débats et négociations en cours. De même, les initiatives d’économie sociale mettent souvent en avant leur difficulté de fonctionner de manière autonome face à des États qui sont encore très centralisateurs et des bailleurs de fonds dont les ressources financières et techniques sont souvent indispensables, mais avec lesquels les rapports de force restent inégaux.

* Les défis du Sud / Luiz Inacio Germany Gaiger
En Amérique latine, l’économie solidaire trouve son origine dans des expériences d’économie populaire. Elle s’est opposée aux déterminismes et aux limitations du capital et, par là, elle a joué un rôle en faveur de l’amélioration des conditions de vie. Elle a ainsi maintenu en vigueur d’autres principes et d’autres logiques d’organisation du travail, de création de biens et de circulation de richesses issus des pratiques autochtones traditionnelles. Les initiatives menées dans divers pays se diversifient et promeuvent des mouvements nouveaux et grandissants à vocation altermondialiste, vocation affirmée à de nombreuses reprises lors des éditions du Forum social mondial. Le contexte est propice au débat critique et favorable à la revitalisation des principes associatifs et coopératifs.

* Le "social" dans l’économie sociale. Pour une nouvelle radicalisation / Christian Arnsperger
Penser que l’on pourrait réconcilier les secteurs étatique, marchand et non marchand, qui chacun sont sous-tendus par une définition propre et inconciliable du social, est un leurre. Le social de l’économie sociale n’est pas un secteur dont il faudrait fixer avec plus ou moins de justesse les frontières, mais un jugement de valeur contre des pratiques marchandes destructrices de la société, une prise de position forte en rupture avec le capitalisme.

* Pour une économie sociale revisitée / Jacques Defourny, Jean-Louis Laville
La définition du Conseil wallon de l’économie sociale met l’accent sur les spécificités d’organisations privées non capitalistes qui défendent des valeurs : objectif de service, autonomie de gestion, participation démocratique des membres. Mais deux questions se posent : l’économie sociale recouvre-t-elle surtout des activités marchandes ? Son champ d’action privilégié est-il l’insertion des personnes sans emploi ? Pour éviter l’instrumentalisation, le concept d’économie solidaire, quant à lui, insiste davantage sur une économie plurielle faite de logiques économiques variées qui relève de grands défis de société.

* Secouer les cadres / Marie-Caroline Collard
L’année passée, SAW-B fêtait ses vingt-cinq ans. Un anniversaire, c’est bien entendu l’occasion de relire son histoire, de retrouver ses fondateurs, de fêter l’occasion avec ses membres. Mais cet anniversaire nous appelait surtout à interroger notre futur, à penser l’économie sociale des vingt-cinq prochaines années. L’étude proposée dans ce dossier nous incite à chausser « d’autres lunettes ». Inviter des intellectuels et des chercheurs à se saisir de nos pistes prospectives, c’est déjà répondre à l’injonction. Ce n’est pas sans risque. Ils n’ont pas hésité à souligner les contradictions de nos pratiques ou à pointer du doigt les besoins que nous n’avons pas pu rencontrer. Ils nous permettent surtout de réfléchir et nous amèneront sans doute à repenser, à approfondir et à réinventer le sens de nos alternatives.
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détailArticle: texte imprimé Le quai Branly. Un musée postcolonial ? / Albert Bastenier in La Revue Nouvelle, 1-2 (janvier-février 2007)
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[article] Le quai Branly. Un musée postcolonial ? [texte imprimé] / Albert Bastenier, Auteur . - 2007 . - pp. 87-94.
Langues : Français (fre)
in La Revue Nouvelle > 1-2 (janvier-février 2007) . - pp. 87-94
Catégories : (44) France
069 Musées Muséologie Muséographie Exposition
325.3 Colonisation/ décolonisation
7.0 Art en général
7.04 Objets de la représ. artistiq.
94(44) Histoire de la France
Résumé : Le musée du quai Branly, dédié aux « arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques », ouvert en juin 2006 à Paris sur les bords de la Seine, fait déjà partie du circuit classique des musées « incontournables », dont la visite s’impose dans la ville qui se veut « la plus belle et la plus intelligente du monde ». Aux yeux de la plupart des commentateurs, il s’agit d’un ensemble architectural remarquable et d’une association réussie entre l’esthétique et l’ethnologie. Branly n’en continue pas néanmoins de soulever autant de débats contradictoires que durant les dix années de sa gestation. Est-ce le musée d’ethnologie postcoloniale que l’on pouvait espérer ? La manière d’y poser la question des rapports entre la nature et la culture témoigne-t-elle intellectuellement du passé ou de l’avenir ?
Permalink : https://newbibli.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_displa
[article] 
inLa Revue Nouvelle > 1-2 (janvier-février 2007) . - pp. 87-94
Titre : Le quai Branly. Un musée postcolonial ?
Type de document : texte imprimé
Auteurs : Albert Bastenier, Auteur
Année de publication : 2007
Article en page(s) : pp. 87-94
Langues : Français (fre)
Catégories : (44) France
069 Musées Muséologie Muséographie Exposition
325.3 Colonisation/ décolonisation
7.0 Art en général
7.04 Objets de la représ. artistiq.
94(44) Histoire de la France
Résumé : Le musée du quai Branly, dédié aux « arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques », ouvert en juin 2006 à Paris sur les bords de la Seine, fait déjà partie du circuit classique des musées « incontournables », dont la visite s’impose dans la ville qui se veut « la plus belle et la plus intelligente du monde ». Aux yeux de la plupart des commentateurs, il s’agit d’un ensemble architectural remarquable et d’une association réussie entre l’esthétique et l’ethnologie. Branly n’en continue pas néanmoins de soulever autant de débats contradictoires que durant les dix années de sa gestation. Est-ce le musée d’ethnologie postcoloniale que l’on pouvait espérer ? La manière d’y poser la question des rapports entre la nature et la culture témoigne-t-elle intellectuellement du passé ou de l’avenir ?
Permalink : https://newbibli.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_displa
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