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Vingtième siècle . 115

Varia
Mention de date :  juillet-septembre 2012
Paru le :  01/07/2012
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115 - juillet-septembre 2012 - Varia [texte imprimé] . - 2012.
Langues : Français (fre)
Note de contenu : Articles :

- Jean-Pierre Filiu Les fondements historiques du Hamas à Gaza (1946-1987)

- Emmanuel Debruyne Combattre l'occupant en Belgique et dans les départements français occupés en 1914-1918 Une « résistance avant la lettre » ?

- Stanislav Sretenovi? Le monument à la France à Belgrade La mémoire de la Grande Guerre au service de l'action politique et diplomatique
L’inauguration du monument à la France le 11 novembre 1930 à Belgrade ne représente pas seulement un événement symbolique qui évoquait l’aide matérielle et morale de la France à la Serbie pendant la Grande Guerre. Elle signifie la volonté politique et diplomatique de la France d’agir à la situation intérieure et extérieure du royaume de Yougoslavie où le régime personnel du roi Alexandre Karadjordjevi? venait d’être établi. Du coté du gouvernement royal, elle signifie la volonté d’imposer d’en haut, par la référence à la France, un compromis politique et symbolique à l’intérieur du pays. Dans cet article, l’auteur analyse le fonctionnement d’une mémoire politisée ainsi que la portée et les limites d’une action menée par les acteurs français et serbes.

- Florent Bonaventure La naissance de l'avocat médiatique aux États-Unis

- Dimitri Vezyroglou Le Parti communiste et le cinéma Nouveaux éléments sur l'affaire Spartacus (1928)
L’interdiction, en 1927, de diffuser des films soviétiques en France s’inscrit dans le contexte de la lutte des pouvoirs publics français contre le mouvement communiste. Cette interdiction a aussi des incidences sur la cinéphilie française, qui se voit privée de l’accès à l’une des plus importantes cinématographies du monde. En 1928, le ciné-club Les amis de Spartacus est créé, avec l’aide du Parti communiste, pour contourner cette interdiction en diffusant les films soviétiques dans un cadre associatif. Son succès est immédiat. Mais la conjonction entre l’action des pouvoirs publics, déterminés à faire interdire ces représentations, et celle du Parti communiste, qui voit d’un mauvais œil le mélange des genres entre le militantisme politique et la passion cinéphile, aboutit quelques mois plus tard à la dissolution de l’association. Cette affaire est symptomatique des rapports entre culture et politique dans la France de l’entre-deux-guerres, particulièrement en ce qui concerne la surveillance et la répression du mouvement communiste, et de la place spécifique qu’occupe le cinéma dans ce contexte.

- Roxane Hamery Les ciné-clubs dans la tourmente La querelle du non-commercial (1948-1955)

- Alexandre Marchant La French Connection, entre mythes et réalités

- Roberto Colozza De l'Italie à la France, de l'Algérie au Vietnam La gauche vue par Lelio Basso

- Cédric Humair et al. Les organisations patronales suisses entre coordination économique et influence politique Bilan historiographique et pistes de recherche

Point de vue
-Nicolas Bancel Que faire des postcolonial studies ? Vertus et déraisons de l'accueil critique des postcolonial studies en France
Cet article investigue les raisons susceptibles d’éclairer, d’une part, la relative indifférence du champ académique français aux postcolonial et subaltern studies, depuis le début des années 1980 jusqu’au milieu des années 2000 et, d’autre part, le brusque regain d’intérêt pour ces courants, intérêt qui s’est toutefois singularisé par de vives polémiques et, souvent, par une défiance manifeste. En revenant sur quelques axes spéculatifs développés par les postcolonial et subaltern studies et sur les discussions qui ont eu lieu autour de ceux-ci, cette contribution vise à comprendre pourquoi ces courants, finalement marginaux et confinés en France, ont provoqué de telles passions dans l’univers académique. En cherchant à saisir les enjeux scientifiques et politiques de ces débats, cet article a pour but non de défendre en soi les postcolonial et subaltern studies, mais de mettre à jour certaines perspectives, dont les vertus heuristiques n’ont pas été entièrement épuisées dans les recherches francophones.

-Odile Gaultier-Voituriez et al. Archives
Les sources du Centre de recherches politiques de Sciences Po

-Catherine Roudé et al. Avis de recherches

-Muriel de la Souchère et al. Images, lettres et sons :
Afrique[s], une autre histoire du xxe siècle / La France noire en images / La Blessure : du nouveau sur les harkis à la télévision / « C’était Manufrance » / Les archives intimes des combattants de l’ombre / Les expressionnismes allemands

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Titre : 115 - juillet-septembre 2012 - Varia
Type de document : texte imprimé
Année de publication : 2012
Langues : Français (fre)
Note de contenu : Articles :

- Jean-Pierre Filiu Les fondements historiques du Hamas à Gaza (1946-1987)

- Emmanuel Debruyne Combattre l'occupant en Belgique et dans les départements français occupés en 1914-1918 Une « résistance avant la lettre » ?

- Stanislav Sretenovi? Le monument à la France à Belgrade La mémoire de la Grande Guerre au service de l'action politique et diplomatique
L’inauguration du monument à la France le 11 novembre 1930 à Belgrade ne représente pas seulement un événement symbolique qui évoquait l’aide matérielle et morale de la France à la Serbie pendant la Grande Guerre. Elle signifie la volonté politique et diplomatique de la France d’agir à la situation intérieure et extérieure du royaume de Yougoslavie où le régime personnel du roi Alexandre Karadjordjevi? venait d’être établi. Du coté du gouvernement royal, elle signifie la volonté d’imposer d’en haut, par la référence à la France, un compromis politique et symbolique à l’intérieur du pays. Dans cet article, l’auteur analyse le fonctionnement d’une mémoire politisée ainsi que la portée et les limites d’une action menée par les acteurs français et serbes.

- Florent Bonaventure La naissance de l'avocat médiatique aux États-Unis

- Dimitri Vezyroglou Le Parti communiste et le cinéma Nouveaux éléments sur l'affaire Spartacus (1928)
L’interdiction, en 1927, de diffuser des films soviétiques en France s’inscrit dans le contexte de la lutte des pouvoirs publics français contre le mouvement communiste. Cette interdiction a aussi des incidences sur la cinéphilie française, qui se voit privée de l’accès à l’une des plus importantes cinématographies du monde. En 1928, le ciné-club Les amis de Spartacus est créé, avec l’aide du Parti communiste, pour contourner cette interdiction en diffusant les films soviétiques dans un cadre associatif. Son succès est immédiat. Mais la conjonction entre l’action des pouvoirs publics, déterminés à faire interdire ces représentations, et celle du Parti communiste, qui voit d’un mauvais œil le mélange des genres entre le militantisme politique et la passion cinéphile, aboutit quelques mois plus tard à la dissolution de l’association. Cette affaire est symptomatique des rapports entre culture et politique dans la France de l’entre-deux-guerres, particulièrement en ce qui concerne la surveillance et la répression du mouvement communiste, et de la place spécifique qu’occupe le cinéma dans ce contexte.

- Roxane Hamery Les ciné-clubs dans la tourmente La querelle du non-commercial (1948-1955)

- Alexandre Marchant La French Connection, entre mythes et réalités

- Roberto Colozza De l'Italie à la France, de l'Algérie au Vietnam La gauche vue par Lelio Basso

- Cédric Humair et al. Les organisations patronales suisses entre coordination économique et influence politique Bilan historiographique et pistes de recherche

Point de vue
-Nicolas Bancel Que faire des postcolonial studies ? Vertus et déraisons de l'accueil critique des postcolonial studies en France
Cet article investigue les raisons susceptibles d’éclairer, d’une part, la relative indifférence du champ académique français aux postcolonial et subaltern studies, depuis le début des années 1980 jusqu’au milieu des années 2000 et, d’autre part, le brusque regain d’intérêt pour ces courants, intérêt qui s’est toutefois singularisé par de vives polémiques et, souvent, par une défiance manifeste. En revenant sur quelques axes spéculatifs développés par les postcolonial et subaltern studies et sur les discussions qui ont eu lieu autour de ceux-ci, cette contribution vise à comprendre pourquoi ces courants, finalement marginaux et confinés en France, ont provoqué de telles passions dans l’univers académique. En cherchant à saisir les enjeux scientifiques et politiques de ces débats, cet article a pour but non de défendre en soi les postcolonial et subaltern studies, mais de mettre à jour certaines perspectives, dont les vertus heuristiques n’ont pas été entièrement épuisées dans les recherches francophones.

-Odile Gaultier-Voituriez et al. Archives
Les sources du Centre de recherches politiques de Sciences Po

-Catherine Roudé et al. Avis de recherches

-Muriel de la Souchère et al. Images, lettres et sons :
Afrique[s], une autre histoire du xxe siècle / La France noire en images / La Blessure : du nouveau sur les harkis à la télévision / « C’était Manufrance » / Les archives intimes des combattants de l’ombre / Les expressionnismes allemands

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détailArticle: texte imprimé Les fondements historiques du Hamas à Gaza (1946-1987) / Jean-Pierre Filiu in Vingtième siècle, 115 (juillet-septembre 2012)
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[article] Les fondements historiques du Hamas à Gaza (1946-1987) [texte imprimé] / Jean-Pierre Filiu, Auteur . - 2012 . - p. 3-14.
Langues : Français (fre)
in Vingtième siècle > 115 (juillet-septembre 2012) . - p. 3-14
Catégories : 297 Islam & Intégrisme islamique (islamisme)
32(569.4) Politique de la Palestine
329.3:297 Hamas
343.917 Délinquance politique Terrorisme
94(569.4) Histoire d'Israël et de la Palestine
Résumé : cairn :
Le mouvement islamiste Hamas a été fondé à Gaza en décembre 1987, mais il plonge ses racines dans quatre décennies d’activités, rarement légales, des Frères musulmans dans ce territoire. L’étude de la période qui court de la fondation des Frères musulmans à Gaza en 1946 au déclenchement de la première intifada palestinienne éclaire un processus complexe d’évolution et de mutation : c’est le soutien des Frères musulmans à la révolution égyptienne de 1952 qui a poussé de jeunes activistes à quitter la formation islamiste pour créer les premières cellules de fedayines à Gaza, noyau historique du Fatah. Ce divorce entre islamistes et fedayines s’aggrave en 1967, avec le refus du cheikh Yassine de se joindre à la résistance contre l’occupation israélienne de Gaza. Cependant, les partisans de Yassine et du Fatah se retrouvent en 1980, pour combattre les militants progressistes à Gaza.

Mots clés
Israël, Palestine, Gaza, islamisme, Hamas
Permalink : https://newbibli.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_displa
[article] 
inVingtième siècle > 115 (juillet-septembre 2012) . - p. 3-14
Titre : Les fondements historiques du Hamas à Gaza (1946-1987)
Type de document : texte imprimé
Auteurs : Jean-Pierre Filiu, Auteur
Année de publication : 2012
Article en page(s) : p. 3-14
Langues : Français (fre)
Catégories : 297 Islam & Intégrisme islamique (islamisme)
32(569.4) Politique de la Palestine
329.3:297 Hamas
343.917 Délinquance politique Terrorisme
94(569.4) Histoire d'Israël et de la Palestine
Résumé : cairn :
Le mouvement islamiste Hamas a été fondé à Gaza en décembre 1987, mais il plonge ses racines dans quatre décennies d’activités, rarement légales, des Frères musulmans dans ce territoire. L’étude de la période qui court de la fondation des Frères musulmans à Gaza en 1946 au déclenchement de la première intifada palestinienne éclaire un processus complexe d’évolution et de mutation : c’est le soutien des Frères musulmans à la révolution égyptienne de 1952 qui a poussé de jeunes activistes à quitter la formation islamiste pour créer les premières cellules de fedayines à Gaza, noyau historique du Fatah. Ce divorce entre islamistes et fedayines s’aggrave en 1967, avec le refus du cheikh Yassine de se joindre à la résistance contre l’occupation israélienne de Gaza. Cependant, les partisans de Yassine et du Fatah se retrouvent en 1980, pour combattre les militants progressistes à Gaza.

Mots clés
Israël, Palestine, Gaza, islamisme, Hamas
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détailArticle: texte imprimé Combattre l’occupant en Belgique et dans les départements français occupés en 1914-1918 / Emmanuel Debruyne in Vingtième siècle, 115 (juillet-septembre 2012)
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[article] Combattre l’occupant en Belgique et dans les départements français occupés en 1914-1918 : Une « résistance avant la lettre » ? [texte imprimé] / Emmanuel Debruyne, Auteur . - 2012 . - p. 15-30.
Langues : Français (fre)
in Vingtième siècle > 115 (juillet-septembre 2012) . - p. 15-30
Catégories : 94(100)"1914/18" Histoire Première Guerre mondiale
94(44)"19" Histoire de France au XXe siècle
94(493)"19" Histoire de la Belgique au XXe siècle
Résistance Première Guerre mondiale
Résumé : Cairn :
L’occupation de la Belgique et d’un certain nombre de départements français pendant la Première Guerre mondiale a conduit des citoyens à s’organiser clandestinement pour lutter contre l’occupant allemand. Cet article examine en quoi cet engagement peut être qualifié de « résistance », à l’instar du phénomène qui s’est développé dans l’Europe occupée de la Seconde Guerre mondiale. Certes, le mot n’est pas utilisé au cours du premier conflit mondial, mais la réalité qu’il désigne est proche de celle qui caractérisera les années 1940-1945. Son contexte est cependant celui d’une « guerre totale » moins accomplie, où le recours à l’action armée est évité par les clandestins. Cette première résistance est aussi de moins grande ampleur : elle s’organise en réseaux, mais ne donne pas naissance à de vastes mouvements. Après la guerre, la mémoire des combattants de l’ombre est davantage entretenue en Belgique, marquée par l’expérience de l’occupation, qu’en France, dominée par celle des tranchées.

Mots clés
résistance, Première Guerre mondiale, occupation, Belgique, guerre totale
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[article] 
inVingtième siècle > 115 (juillet-septembre 2012) . - p. 15-30
Titre : Combattre l’occupant en Belgique et dans les départements français occupés en 1914-1918 : Une « résistance avant la lettre » ?
Type de document : texte imprimé
Auteurs : Emmanuel Debruyne, Auteur
Année de publication : 2012
Article en page(s) : p. 15-30
Langues : Français (fre)
Catégories : 94(100)"1914/18" Histoire Première Guerre mondiale
94(44)"19" Histoire de France au XXe siècle
94(493)"19" Histoire de la Belgique au XXe siècle
Résistance Première Guerre mondiale
Résumé : Cairn :
L’occupation de la Belgique et d’un certain nombre de départements français pendant la Première Guerre mondiale a conduit des citoyens à s’organiser clandestinement pour lutter contre l’occupant allemand. Cet article examine en quoi cet engagement peut être qualifié de « résistance », à l’instar du phénomène qui s’est développé dans l’Europe occupée de la Seconde Guerre mondiale. Certes, le mot n’est pas utilisé au cours du premier conflit mondial, mais la réalité qu’il désigne est proche de celle qui caractérisera les années 1940-1945. Son contexte est cependant celui d’une « guerre totale » moins accomplie, où le recours à l’action armée est évité par les clandestins. Cette première résistance est aussi de moins grande ampleur : elle s’organise en réseaux, mais ne donne pas naissance à de vastes mouvements. Après la guerre, la mémoire des combattants de l’ombre est davantage entretenue en Belgique, marquée par l’expérience de l’occupation, qu’en France, dominée par celle des tranchées.

Mots clés
résistance, Première Guerre mondiale, occupation, Belgique, guerre totale
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