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Catégorie 329.18(497.1) Extrême droite (ex-)Yougoslavie

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détailArticle: texte imprimé un cardinal du régime pronazi béatifié / ALAIN NARINX in Farde Articles 1998, (1998)
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[article] un cardinal du régime pronazi béatifié : Le Matin, 2/10/98. Le pape JP II va béatifier le cardinal Stepinac qui a soutenu les Oustachis [texte imprimé] / ALAIN NARINX . - 1998 . - p. 1.
Langues : Français (fre)
in Farde Articles 1998 > (1998) . - p. 1
Catégories : (497.1)"1918-1990" Yougoslavie
(497.5) Croatie
235 Saints (théologie)
282 Eglise catholique romaine
329.18(497.1)"1939-1945" Oustachi
94(100)"1939/45" Histoire Seconde Guerre mondiale
94(100)"1939/45" Collaboration Seconde Guerre mondiale
Judéocide / Shoah
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[article] 
inFarde Articles 1998 > (1998) . - p. 1
Titre : un cardinal du régime pronazi béatifié : Le Matin, 2/10/98. Le pape JP II va béatifier le cardinal Stepinac qui a soutenu les Oustachis
Type de document : texte imprimé
Auteurs : ALAIN NARINX
Année de publication : 1998
Article en page(s) : p. 1
Langues : Français (fre)
Catégories : (497.1)"1918-1990" Yougoslavie
(497.5) Croatie
235 Saints (théologie)
282 Eglise catholique romaine
329.18(497.1)"1939-1945" Oustachi
94(100)"1939/45" Histoire Seconde Guerre mondiale
94(100)"1939/45" Collaboration Seconde Guerre mondiale
Judéocide / Shoah
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7604/1 P/4945 Périodique Réserve Périodiques Disponible
détailArticle: texte imprimé Le choc des mémoires au mépris de l’histoire / Jean-Arnault Dérens in Le Monde Diplomatique, 753 (décembre 2016)
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[article] Le choc des mémoires au mépris de l’histoire : révisionnisme au service des nationalistes en Europe centrale et orientale [texte imprimé] / Jean-Arnault Dérens, Auteur . - 2016 . - p. 22-23.
Langues : Français (fre)
in Le Monde Diplomatique > 753 (décembre 2016) . - p. 22-23
Catégories : 329.17 Tendance nationaliste
329.18(497.1)"1939-1945" Oustachi
329.18:341.485 Négationnisme
94(477) Histoire de l'Ukraine
94(497.1) Histoire de la Yougoslavie avant 1990
Résumé : INTRODUCTION

Dans plusieurs pays d’Europe centrale et orientale, la crise démographique et le pourrissement des questions sociales nourrissent le terreau des négationnistes. De façon de plus en plus ouverte, les nationalismes bâtis sur une réécriture de l’histoire font office de programmes politiques. De Stepan Bandera en Ukraine aux oustachis en Croatie, les criminels redeviennent des héros.
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[article] 
inLe Monde Diplomatique > 753 (décembre 2016) . - p. 22-23
Titre : Le choc des mémoires au mépris de l’histoire : révisionnisme au service des nationalistes en Europe centrale et orientale
Type de document : texte imprimé
Auteurs : Jean-Arnault Dérens, Auteur
Année de publication : 2016
Article en page(s) : p. 22-23
Langues : Français (fre)
Catégories : 329.17 Tendance nationaliste
329.18(497.1)"1939-1945" Oustachi
329.18:341.485 Négationnisme
94(477) Histoire de l'Ukraine
94(497.1) Histoire de la Yougoslavie avant 1990
Résumé : INTRODUCTION

Dans plusieurs pays d’Europe centrale et orientale, la crise démographique et le pourrissement des questions sociales nourrissent le terreau des négationnistes. De façon de plus en plus ouverte, les nationalismes bâtis sur une réécriture de l’histoire font office de programmes politiques. De Stepan Bandera en Ukraine aux oustachis en Croatie, les criminels redeviennent des héros.
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50342 MON Périodique Réserve Périodiques Disponible
détailBulletin: texte imprimé 38-39 - 2011 - Conflits et mémoires dans les Balkans (Bulletin de Cahiers balkaniques)   présentation + articles à télécharger   Articles en pdf
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est un bulletin de Cahiers balkaniques   La revue sur Revues.org

38-39 - 2011 - Conflits et mémoires dans les Balkans [texte imprimé] . - 2011 . - 1 vol. (407 p.).
Langues : Français (fre)
Catégories : (497) Etats Balkaniques
329.18(495) Extrême droite Grèce
329.18(497.1)"1939-1945" Oustachi
94(100)"1939/45" Histoire Seconde Guerre mondiale
94(100)"1939/45" Résistance Seconde Guerre mondiale
94(495) Histoire de la Grèce
94(497.1) Histoire de la Yougoslavie avant 1990
Dictature des Colonels (1967-1974, Grèce)
Résumé : Revues.org :
Conflits de mémoire(s), mémoire(s) des conflits… conflits de toutes sortes… mémoires des protagonistes et des anonymes, des vainqueurs et des vaincus, des condamnés, exilés, déportés, des centaines de milliers de déplacés jetés sur les chemins des Balkans depuis plus d'un siècle, mémoires officielles qui élaborent des mythologies nationales, les enseignent et dressent des monuments en leur honneur… mémoires douloureuses, traumatismes sans cesse ressassés, dans les Balkans, on n’a pas la mémoire courte…

C'est autour de ces Mémoires que s’organise le présent numéro des Cahiers Balkaniques, en regroupant en particulier les communications de trois Journées consacrées, la première, aux « Conflits idéologiques dans les Balkans, autour de la Seconde Guerre mondiale et de la Guerre Civile grecque », la seconde, au thème « Regards sur la Macédoine au tournant des XIXe et XXe siècles » et la troisième intitulée « Mémoires d’exil, exils de mémoire ».
Note de contenu : Sommaire :
L'éditorial
Faruk Bilici, Joëlle Dalègre et Frosa Pejoska-Bouchereau. [Texte intégral]

Le dossier : Conflits et mémoires dans les Balkans

- Stefan Sipic, L’idéologie du mouvement Oustachi de 1930 à 1941 [Texte intégral]

- Alexis Hen, Les trotskystes grecs pendant la seconde guerre Mondiale [Texte intégral]

- Roland Vasic, Mladen J. Žujovi? et le mouvement de résistance de Dragoljub Mihailovi? [Texte intégral]

- Hervé Lemesle, Des médailles et leurs revers. Des anciens d’Espagne devenus « héros des peuples de Yougoslavie » [Texte intégral]

- Christina Alexopoulos, La déclaration de repentir dans la Grèce des années 1940 [Texte intégral]

- Joëlle Dalègre, L’idéologie dans les chants de l’EPON [Texte intégral]

- Joëlle Dalègre, « À la recherche des Macédoniens » : le regard des cartes, 1840-1918 [Texte intégral]

- Bernard Lory, Un poste consulaire en Macédoine, Bitola-Monastir, 1851-1912 [Texte intégral]

- Ivan Savev, Victor Bérard et la Macédoine [Texte intégral]

- Georges Kostakiotis, La littérature comme expérience personnelle : la Macédoine et Stratis Myrivilis [Texte intégral]

- Nicolas Pitsos, La presse française commente la question macédonienne à l’aube des guerres balkaniques [Texte intégral]

- Toni Glamcevski, La République de Macédoine dans la presse française [Texte intégral] : La question du nom

- Tasos Kostopoulos, La guerre civile macédonienne de 1903-1908 et ses représentations dans l’historiographie nationale grecque [Texte intégral]

- Christina Alexopoulos, La question macédonienne pendant la guerre civile grecque [Texte intégral]

- Anastassia Tsoukala, La construction sociale de l’altérité en Grèce [Texte intégral]

- Christina Alexopoulos, Les femmes et les enfants, prisonniers politiques ou déportés à titre préventif pendant la guerre civile grecque [Texte intégral]

- Halil Inalc?k, Le droit d’initiative du sultan et les lois de Fâtih (Mehmed II) [Texte intégral]

- Faruk Bilici, Que reste-t-il de la langue et de la culture grecques sur les côtes turques de la mer Noire ? [Texte intégral]

- Michel Calapodis, La Communauté grecque à Marseille au XIXe siècle [Texte intégral] : Entre cadre identitaire et référent-mémoire

- Michel Garin, Les Arméniens, les Grecs et les Juifs originaires de Grèce et de Turquie, à Paris de 1920 à 1936 [Texte intégral]

- Corinne Talon, La dictature des colonels en Grèce, 1967-1974 [Texte intégral] : Les enjeux géostratégiques

Les lectures
- Brunehilde Imhaus, Pascalis M. Kitromilides: A Discourse on the Island of Cyprus [Texte intégral]
- Joëlle Dalègre, Isabelle Dépret : Église orthodoxe et histoire en Grèce contemporaine, versions officielles et controverses historiographiques [Texte intégral]
- Céline Pierre Magnani, Anatoli. De l'Anatolie à la Caspienne : territoires, politique, sociétés : publié avec le concours du CNRS, Unité mixte de recherche Géographie-cités/[directeur de la publication Ali Kazancigil ; Georges Prévélakis] [Texte intégral]
En ligne : http://ceb.revues.org/61
Format de la ressource électronique : présentation + articles à télécharger
Permalink : https://newbibli.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=bulletin_disp
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est un bulletin de Cahiers balkaniques   La revue sur Revues.org

Titre : 38-39 - 2011 - Conflits et mémoires dans les Balkans
Type de document : texte imprimé
Année de publication : 2011
Importance : 1 vol. (407 p.)
Langues : Français (fre)
Catégories : (497) Etats Balkaniques
329.18(495) Extrême droite Grèce
329.18(497.1)"1939-1945" Oustachi
94(100)"1939/45" Histoire Seconde Guerre mondiale
94(100)"1939/45" Résistance Seconde Guerre mondiale
94(495) Histoire de la Grèce
94(497.1) Histoire de la Yougoslavie avant 1990
Dictature des Colonels (1967-1974, Grèce)
Résumé : Revues.org :
Conflits de mémoire(s), mémoire(s) des conflits… conflits de toutes sortes… mémoires des protagonistes et des anonymes, des vainqueurs et des vaincus, des condamnés, exilés, déportés, des centaines de milliers de déplacés jetés sur les chemins des Balkans depuis plus d'un siècle, mémoires officielles qui élaborent des mythologies nationales, les enseignent et dressent des monuments en leur honneur… mémoires douloureuses, traumatismes sans cesse ressassés, dans les Balkans, on n’a pas la mémoire courte…

C'est autour de ces Mémoires que s’organise le présent numéro des Cahiers Balkaniques, en regroupant en particulier les communications de trois Journées consacrées, la première, aux « Conflits idéologiques dans les Balkans, autour de la Seconde Guerre mondiale et de la Guerre Civile grecque », la seconde, au thème « Regards sur la Macédoine au tournant des XIXe et XXe siècles » et la troisième intitulée « Mémoires d’exil, exils de mémoire ».
Note de contenu : Sommaire :
L'éditorial
Faruk Bilici, Joëlle Dalègre et Frosa Pejoska-Bouchereau. [Texte intégral]

Le dossier : Conflits et mémoires dans les Balkans

- Stefan Sipic, L’idéologie du mouvement Oustachi de 1930 à 1941 [Texte intégral]

- Alexis Hen, Les trotskystes grecs pendant la seconde guerre Mondiale [Texte intégral]

- Roland Vasic, Mladen J. Žujovi? et le mouvement de résistance de Dragoljub Mihailovi? [Texte intégral]

- Hervé Lemesle, Des médailles et leurs revers. Des anciens d’Espagne devenus « héros des peuples de Yougoslavie » [Texte intégral]

- Christina Alexopoulos, La déclaration de repentir dans la Grèce des années 1940 [Texte intégral]

- Joëlle Dalègre, L’idéologie dans les chants de l’EPON [Texte intégral]

- Joëlle Dalègre, « À la recherche des Macédoniens » : le regard des cartes, 1840-1918 [Texte intégral]

- Bernard Lory, Un poste consulaire en Macédoine, Bitola-Monastir, 1851-1912 [Texte intégral]

- Ivan Savev, Victor Bérard et la Macédoine [Texte intégral]

- Georges Kostakiotis, La littérature comme expérience personnelle : la Macédoine et Stratis Myrivilis [Texte intégral]

- Nicolas Pitsos, La presse française commente la question macédonienne à l’aube des guerres balkaniques [Texte intégral]

- Toni Glamcevski, La République de Macédoine dans la presse française [Texte intégral] : La question du nom

- Tasos Kostopoulos, La guerre civile macédonienne de 1903-1908 et ses représentations dans l’historiographie nationale grecque [Texte intégral]

- Christina Alexopoulos, La question macédonienne pendant la guerre civile grecque [Texte intégral]

- Anastassia Tsoukala, La construction sociale de l’altérité en Grèce [Texte intégral]

- Christina Alexopoulos, Les femmes et les enfants, prisonniers politiques ou déportés à titre préventif pendant la guerre civile grecque [Texte intégral]

- Halil Inalc?k, Le droit d’initiative du sultan et les lois de Fâtih (Mehmed II) [Texte intégral]

- Faruk Bilici, Que reste-t-il de la langue et de la culture grecques sur les côtes turques de la mer Noire ? [Texte intégral]

- Michel Calapodis, La Communauté grecque à Marseille au XIXe siècle [Texte intégral] : Entre cadre identitaire et référent-mémoire

- Michel Garin, Les Arméniens, les Grecs et les Juifs originaires de Grèce et de Turquie, à Paris de 1920 à 1936 [Texte intégral]

- Corinne Talon, La dictature des colonels en Grèce, 1967-1974 [Texte intégral] : Les enjeux géostratégiques

Les lectures
- Brunehilde Imhaus, Pascalis M. Kitromilides: A Discourse on the Island of Cyprus [Texte intégral]
- Joëlle Dalègre, Isabelle Dépret : Église orthodoxe et histoire en Grèce contemporaine, versions officielles et controverses historiographiques [Texte intégral]
- Céline Pierre Magnani, Anatoli. De l'Anatolie à la Caspienne : territoires, politique, sociétés : publié avec le concours du CNRS, Unité mixte de recherche Géographie-cités/[directeur de la publication Ali Kazancigil ; Georges Prévélakis] [Texte intégral]
En ligne : http://ceb.revues.org/61
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détailArticle: texte imprimé Dieu reconnaîtra les siens / Philippe Raxhon in Farde Articles 1998, (1998)
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[article] Dieu reconnaîtra les siens : Le Matin, 6/10/98. béatification du cardinal croate pro-oustachi [texte imprimé] / Philippe Raxhon (1965-....) . - 1998 . - p. 1.
Langues : Français (fre)
in Farde Articles 1998 > (1998) . - p. 1
Catégories : (497.1)"1918-1990" Yougoslavie
(497.5) Croatie
235 Saints (théologie)
282 Eglise catholique romaine
329.18(497.1)"1939-1945" Oustachi
94(100)"1939/45" Histoire Seconde Guerre mondiale
94(100)"1939/45" Collaboration Seconde Guerre mondiale
Judéocide / Shoah
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[article] 
inFarde Articles 1998 > (1998) . - p. 1
Titre : Dieu reconnaîtra les siens : Le Matin, 6/10/98. béatification du cardinal croate pro-oustachi
Type de document : texte imprimé
Auteurs : Philippe Raxhon (1965-....)
Année de publication : 1998
Article en page(s) : p. 1
Langues : Français (fre)
Catégories : (497.1)"1918-1990" Yougoslavie
(497.5) Croatie
235 Saints (théologie)
282 Eglise catholique romaine
329.18(497.1)"1939-1945" Oustachi
94(100)"1939/45" Histoire Seconde Guerre mondiale
94(100)"1939/45" Collaboration Seconde Guerre mondiale
Judéocide / Shoah
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7604/1 P/4945 Périodique Réserve Périodiques Disponible
détailBulletin: texte imprimé 144 - 1er trimestre 2012 - L'extrême droite en Europe (Bulletin de Hérodote)   Présentation du numéro et articles en ligne
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est un bulletin de Hérodote   RSS 0 0 0 0

144 - 1er trimestre 2012 - L'extrême droite en Europe [texte imprimé] . - 2012 . - 219 p. ; 20 cm.
Langues : Français (fre)
Catégories : 329.18(4) Extrême droite Europe
329.18(41) Extrême droite UK
329.18(430) Extrême droite Allemagne
329.18(439.1) Extrême droite Hongrie
329.18(44) Extrême droite France
329.18(460) Extrême droite Espagne
329.18(47) Extrême droite Russie
329.18(480) Extrême droite Finlande
329.18(481) Extrême droite Norvège
329.18(485) Extrême droite Suède
329.18(489) Extrême droite Danemark
329.18(492) Extrême droite Pays-Bas
329.18(495) Extrême droite Grèce
329.18(497.11) Extrême droite en Serbie
Extrême droite Slovénie
Résumé : Site éditeur :
La montée électorale, dès le début des années 1980, du Front national avait fait de la France une exception en Europe. Depuis, des États comme l’Autriche et la Belgique ont aussi connu la percée de partis politiques d’extrême droite, revendiquant la préférence nationale, dénonçant le cosmopolitisme, le multiculturalisme et, plus directement encore, la présence des étrangers. Les démocraties de l’Europe du Nord, en particulier scandinaves, qui semblaient échapper à cette poussée politique nationaliste, sont à leur tour touchées. Et si les scores de l’extrême droite sont encore faibles en Grande-Bretagne et en Espagne, les conditions de leur essor sont malheureusement bien présentes, surtout si la crise économique s’installe durablement.

Les ressorts communs à la montée de l’extrême droite en Europe que sont l’immigration musulmane, la mondialisation (à laquelle la désindustrialisation et la montée du chômage sont associées) et l’Union européenne ne suffisent cependant pas à effacer les particularités des situations nationales de chaque État. C’est pourquoi Hérodote a choisi de présenter diverses situations européennes pour mieux les compren-dre, sans oublier de s’intéresser à la Russie.
Note de contenu : - Présentation par la rédaction Hérodote

- Extrême droite en Europe : une analyse géopolitique par Béatrice Giblin

- Les temps du vote Front national et de ses représentations par Bernard Alidières
Il s’agit de montrer que, si l’« insécurisation » est un facteur d’explication du vote FN dans les milieux populaires, ce phénomène n’est pas récent et doit être envisagé sur un temps plus long. En 1984, la percée électorale du FN avait déjà été précédée d’une forte hausse de l’insécurité. Or, dans les analyses du vote FN, cette question a été délaissée ou réduite à l’évocation d’un fantasme sans lien avec la hausse des délits. Ce type de représentation a eu une influence durable sur la gauche et contribué au maintien d’un déficit politique face au FN au moins jusqu’en 1997.
Il faut considérer aussi les différents temps de l’offre frontiste. Dans les années 1990, la fidélisation de l’électorat s’opère avec le maintien du vote FN au second tour des élections territoriales, ce qui permet au FN d’exercer son « pouvoir de nuisance » aux dépens de la droite. Puis, la scission Mégret-Le Pen a eu des effets durables : de 1999 à 2009, le vote FN a régressé à tous les types de scrutin (sauf en avril 2002) et son « pouvoir de nuisance » disparaît. De nombreux électeurs du FN ont rejoint les « abstentionnistes intermittents », un électorat que Marine Le Pen, à l’instar de la droite et de la gauche, devra convaincre en 2012.

- L’extrême droite en Hongrie, Racines, culture, espace par Balázs Ablonczy, Bálint Ablonczy
Le score aux élections européennes de 2009 (14,77% des voix) et aux élections législatives de 2010 (16,67% des voix au premier tour) de Jobbik Magyarországért Mozgalom (Mouvement pour une Hongrie meilleure, communément appelé Jobbik) en Hongrie avait attiré l’attention internationale sur l’émergence d’une nouvelle droite radicale dans la région. Au bout d’une crise politique qui a envenimé la situation politique hongroise depuis 2006 et la crise économique mondiale aidant, 855 000 électeurs hongrois (sur environ 5 millions de votants) se sont prononcés en faveur d’une option politique totalement étrangère aux valeurs déclarées de l’Union européenne. Il serait tentant de parler d’un phénomène inédit, spécifiquement hongrois, sans racine et sans commune mesure avec des forces politiques similaires d’autres pays, et d’établir une affiliation directe des « démons du passé ».
Dans cet essai nous tenterons de démontrer que la résurgence de ces idées est le fruit de processus socioéconomiques et culturels complexes ayant trait aux événements récents tout aussi bien qu’à certaines spécificités de l’histoire des idées politiques en Hongrie, et à certaines questions qui n’ont pas été posées depuis la transition démocratique de 1990.

- L’extrême droite allemande : une stratégie de communication moderne par Delphine IOST
(Article en ligne ).
Aujourd’hui encore, la société allemande reste profondément marquée par le traumatisme du génocide des Juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale et les organisations politiques ouvertement racistes et xénophobes n’ont pas voix au chapitre dans les médias de masse. Afin de contourner cette mise au ban médiatique, l’extrême droite allemande a développé une stratégie d’utilisation ciblée des outils de communication moderne (musique, Internet) afin de s’adresser à un public jeune. Outre cette occupation d’un espace virtuel, le Parti national-démocrate (NPD) et son organisation de jeunesse (JN) s’investissent massivement dans l’organisation d’une série de manifestations, véritables démonstrations de force dans l’espace public. Cette évolution ne reste toutefois pas sans rencontrer de résistance et les citoyens sont nombreux à se mobiliser contre ces apparitions publiques. Par le biais de contre-manifestations, mais aussi par une réflexion plus profonde sur les moyens à mettre en place au quotidien, nombreux sont ceux qui s’organisent pour protester contre l’extrême droite.

- Les droites extrêmes et populistes dans les pays nordiques par Cyril Coulet
Les élections législatives suédoises en 2010 et finlandaises en 2011 ont consacré la percée politique des formations populistes de droite qui disposent désormais d’une représentation dans l’ensemble des parlements nationaux des pays nordiques. Ces dernières ont fait du rejet de l’altérité leur thématique de campagne principale. Cet article ambitionne de saisir les conditions favorisant l’émergence de ces formations ainsi que leurs spécificités par rapport aux mouvements d’extrême droite. Les déterminants du vote pour ces partis laissent apparaître que la densité des migrants est moins significative que la capacité de médiatisation des conflits de valeurs entre les migrants et leur société d’accueil. L’étude des politiques publiques révèle que l’influence politique des partis populistes de droite est plus importante que prévu.

- Les transformations urbaines et l’émergence des partis populistes de la droite radicale en Europe. Le cas de la ville de La Haye par Wouter Van Gent, Sako Musterd
Cet article reprend trois explications traditionnelles de l’émergence des partis populistes de la droite radicale dans une perspective urbaine, et tente de comprendre les changements spatiaux à l’intérieur même de la ville. Nous avançons l’idée que ces changements sont plus importants que la composition sociale des différents quartiers, et qu’ils résultent de processus sociaux et spatiaux découlant de trois décennies de transformation urbaines dans les villes d’Europe. En examinant la géographie électorale des partis populistes de la droite radicale à La Haye en 2010, nous avons identifié trois types de quartiers différents ceux caractérisés par la diversité ethnique, l’isolement social et la protestation politique. En conclusion nous proposons quelques pistes de recherches.

- « Ceci n’est pas un parti » : le véhicule fantôme de l’anti-islamisme de Geert Wilders par Virginie Mamadouh, Herman van der Wusten
Le Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders est depuis les législatives de 2010 le troisième des Pays-Bas, qui plus est un partenaire indispensable du gouvernement minoritaire de la coalition des conservateurs du VVD et des chrétiens-démocrates du CDA. Cette contribution retrace le parcours politique de Geert Wilders depuis ses débuts comme assistant du groupe parlementaire de Frits Bolkestein en 1990. Elle retrace le succès de son parti (qui en vérité n’en est pas un puisqu’il n’a pas de membres), dans le contexte du débat sur l’immigration, l’intégration et l’islam, des assassinats politiques de Pim Fortuijn en 2002 et Theo van Gogh en 2004 et de la montée de mouvements populistes anti-islamistes aux Pays-Bas. Elle présente enfin les grands traits de la géographie électorale du PVV.

- Deux visions de l’extrême droite dans l’ex-Yougoslavie : les cas de la Slovénie et de la Serbie par Laurent HASSID
Dans les deux anciennes républiques yougoslaves de Slovénie et de Serbie, indépendantes depuis 20 ans, l’extrême droite se manifeste de manière très différente. En Slovénie, le parti d’extrême droite, le SNS de Zmago Jelincic, n’est qu’un acteur secondaire du nationalisme, laissant le rôle essentiel au leader du parti conservateur (SDS) de Janez Jansa, Premier ministre de 2004 à 2008, comme l’a démontré l’exploitation politique de l’affaire des effacés. En Serbie, au contraire, le Parti radical de Vojislav Seselj a failli gagner des élections nationales à plusieurs reprises et des groupuscules, souvent violents, disséminés dans la société civile, se revendiquent d’extrême droite. L’indépendance du Kosovo en février 2008 a contribué à scinder l’extrême droite serbe avec la création du Parti progressiste dirigé par l’ancien dauphin de Seselj, Tomislav Nikolic, qui se présente désormais en chef d’un parti conservateur face au parti pro-européen du président Boris Tadic. Entre un parti conservateur slovène qui glisse vers un nationalisme excessif et l’extrême droite serbe qui se cherche une respectabilité, les débats autour de la nation restent primordiaux dans ces deux États balkaniques.

- Le nouveau nationalisme en Russie par Anastasia Mitrofanova
Le nationalisme classique, apparu en Russie à la fin du XIXe siècle à l’issue de la désagrégation de l’idéologie panslaviste, était paradoxalement non ethnique. Ses idéologues préféraient évoquer non pas la « race russe » supérieure par essence mais bien la « nation russienne » qui incluait toutes les ethnies de l’empire. En revanche, le nouveau nationalisme, qui naît après la Seconde Guerre mondiale sous l’influence du national-socialisme germanique, est clairement d’inspiration ethnique.
Dans ce nouveau nationalisme il faut distinguer deux tendances majeures : des organisations radicales paramilitaires imitant l’idéologie et la symbolique du néonazisme européen (cf. Parti populaire national), et des organisations modérées nationalistes non militarisées ayant pour but la conquête légale du pouvoir ou la quête d’influence sur le pouvoir en place. Ces nationalistes modérés sont apparus précisément afin de fédérer des couches larges de la population et des classes moyennes au détriment des radicaux et des marginaux, chasse gardée du nationalisme classique. Ils font de la lutte contre l’immigration illégale et musulmane leur cheval de bataille.
Les législatives de 2011 dans l’« archipel de la puissance » : prémices d’un pluralisme politique à la russe ? par Kevin Limonier


- La forte croissance de Plataforma per Catalunya : à l’aube d’un nouveau national-populisme en Espagne ? par Hassen Guedioura
(Article en ligne)
L’Espagne ne figure plus parmi les rares pays européens à être épargnés par la vague nationale-populiste qui touche le continent depuis le début de ce millénaire. La Plataforma per Catalunya (PxC), nouveau parti d’extrême droite violemment xénophobe ou plus spécifiquement « morophobe », enregistre une forte dynamique de croissance dans un contexte marqué par l’arrivée massive de travailleurs immigrés (1,4 million en 2001, ils sont presque 6 millions en 2011 ; environ 12 % de la population – INE) et une crise économique durable faisant de cet État celui où le taux de chômage est le plus élevé d’Europe (20,4 % – Eurostat 2011). Ce surgissement soudain de l’extrême droite n’en reste pas moins paradoxal car on a longtemps cru que ce pays serait immunisé face à un phénomène qui a toujours été marginal depuis l’avènement de la démocratie. Aussi parce qu’il a lieu en Catalogne, région autonome qui se projette comme un espace d’immigration et d’intégration.
La réussite relative de PxC est le fruit d’une stratégie de conquête territoriale s’appuyant sur un ancrage local fort et qui saura tirer parti de ce contexte nouveau. Mais elle est surtout le produit d’une savante et complexe alchimie idéologique conçue par son leader, Josep Anglada i Rius, qui va réussir à adapter le discours des nouvelles formations européennes dites « identitaires » à la singularité géopolitique espagnole et catalane.

- L’ extrême droite au Royaume-Uni : Une réelle imprégnation idéologique dans l’ espace politique et public au cours de la dernière décennie par Kevin Braouezec
(Article en ligne)
La dernière décennie a marqué un changement important dans la vie politique et dans les mentalités britanniques : les partis et courants extrêmes de droite ont effectué une vraie progression électorale et ont occupé une place notable dans l’espace politique britannique. Alors qu’historiquement la culture civique britannique faisait rempart contre la pensée extrémiste, les événements des années 2000 (attentats du 11 septembre 2005, attentats de Londres en 2005, crise financière) et l’émergence de formations politiques plutôt bien organisées comme le British National Party (BNP) et l’United Kingdom Party (UKIP) ont permis cette imprégnation idéologique et électorale de la pensée extrémiste anti-immigration et antieuropéenne au Royaume-Uni. Face à la montée de l’extrême droite en Europe et à la crise économqiue qui touche le continent, la société britannique qui vient de connaître ses plus fortes émeutes depuis trente ans est donc dans un moment important de son histoire.

- Lettre d’Athènes par Xavier Houdoy
Le LAOS, fondé en 2000, figure au sein de l’exécutif qui a vu le jour au lendemain de la chute du gouvernement de Georges Papandréou et doit assurer la transition politique du pays jusqu’aux législatives anticipées d’avril 2012. L’accession au pouvoir de ce parti peu représentatif a permis de dénouer la crise politique qui se dessinait, fruit d’une situation économique et financière de plus en plus difficile à gérer par les deux partis majoritaires. Au-delà, elle se fait le reflet de la profonde désillusion de la société grecque, qui désavoue massivement les deux partis majoritaires – PASOK et Nouvelle Démocratie – et dont une petite partie semble progressivement adhérer aux discours nationalistes et xénophobes tenus par une extrême droite qui monte en puissance.
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Titre : 144 - 1er trimestre 2012 - L'extrême droite en Europe
Type de document : texte imprimé
Année de publication : 2012
Importance : 219 p.
Format : 20 cm
Langues : Français (fre)
Catégories : 329.18(4) Extrême droite Europe
329.18(41) Extrême droite UK
329.18(430) Extrême droite Allemagne
329.18(439.1) Extrême droite Hongrie
329.18(44) Extrême droite France
329.18(460) Extrême droite Espagne
329.18(47) Extrême droite Russie
329.18(480) Extrême droite Finlande
329.18(481) Extrême droite Norvège
329.18(485) Extrême droite Suède
329.18(489) Extrême droite Danemark
329.18(492) Extrême droite Pays-Bas
329.18(495) Extrême droite Grèce
329.18(497.11) Extrême droite en Serbie
Extrême droite Slovénie
Résumé : Site éditeur :
La montée électorale, dès le début des années 1980, du Front national avait fait de la France une exception en Europe. Depuis, des États comme l’Autriche et la Belgique ont aussi connu la percée de partis politiques d’extrême droite, revendiquant la préférence nationale, dénonçant le cosmopolitisme, le multiculturalisme et, plus directement encore, la présence des étrangers. Les démocraties de l’Europe du Nord, en particulier scandinaves, qui semblaient échapper à cette poussée politique nationaliste, sont à leur tour touchées. Et si les scores de l’extrême droite sont encore faibles en Grande-Bretagne et en Espagne, les conditions de leur essor sont malheureusement bien présentes, surtout si la crise économique s’installe durablement.

Les ressorts communs à la montée de l’extrême droite en Europe que sont l’immigration musulmane, la mondialisation (à laquelle la désindustrialisation et la montée du chômage sont associées) et l’Union européenne ne suffisent cependant pas à effacer les particularités des situations nationales de chaque État. C’est pourquoi Hérodote a choisi de présenter diverses situations européennes pour mieux les compren-dre, sans oublier de s’intéresser à la Russie.
Note de contenu : - Présentation par la rédaction Hérodote

- Extrême droite en Europe : une analyse géopolitique par Béatrice Giblin

- Les temps du vote Front national et de ses représentations par Bernard Alidières
Il s’agit de montrer que, si l’« insécurisation » est un facteur d’explication du vote FN dans les milieux populaires, ce phénomène n’est pas récent et doit être envisagé sur un temps plus long. En 1984, la percée électorale du FN avait déjà été précédée d’une forte hausse de l’insécurité. Or, dans les analyses du vote FN, cette question a été délaissée ou réduite à l’évocation d’un fantasme sans lien avec la hausse des délits. Ce type de représentation a eu une influence durable sur la gauche et contribué au maintien d’un déficit politique face au FN au moins jusqu’en 1997.
Il faut considérer aussi les différents temps de l’offre frontiste. Dans les années 1990, la fidélisation de l’électorat s’opère avec le maintien du vote FN au second tour des élections territoriales, ce qui permet au FN d’exercer son « pouvoir de nuisance » aux dépens de la droite. Puis, la scission Mégret-Le Pen a eu des effets durables : de 1999 à 2009, le vote FN a régressé à tous les types de scrutin (sauf en avril 2002) et son « pouvoir de nuisance » disparaît. De nombreux électeurs du FN ont rejoint les « abstentionnistes intermittents », un électorat que Marine Le Pen, à l’instar de la droite et de la gauche, devra convaincre en 2012.

- L’extrême droite en Hongrie, Racines, culture, espace par Balázs Ablonczy, Bálint Ablonczy
Le score aux élections européennes de 2009 (14,77% des voix) et aux élections législatives de 2010 (16,67% des voix au premier tour) de Jobbik Magyarországért Mozgalom (Mouvement pour une Hongrie meilleure, communément appelé Jobbik) en Hongrie avait attiré l’attention internationale sur l’émergence d’une nouvelle droite radicale dans la région. Au bout d’une crise politique qui a envenimé la situation politique hongroise depuis 2006 et la crise économique mondiale aidant, 855 000 électeurs hongrois (sur environ 5 millions de votants) se sont prononcés en faveur d’une option politique totalement étrangère aux valeurs déclarées de l’Union européenne. Il serait tentant de parler d’un phénomène inédit, spécifiquement hongrois, sans racine et sans commune mesure avec des forces politiques similaires d’autres pays, et d’établir une affiliation directe des « démons du passé ».
Dans cet essai nous tenterons de démontrer que la résurgence de ces idées est le fruit de processus socioéconomiques et culturels complexes ayant trait aux événements récents tout aussi bien qu’à certaines spécificités de l’histoire des idées politiques en Hongrie, et à certaines questions qui n’ont pas été posées depuis la transition démocratique de 1990.

- L’extrême droite allemande : une stratégie de communication moderne par Delphine IOST
(Article en ligne ).
Aujourd’hui encore, la société allemande reste profondément marquée par le traumatisme du génocide des Juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale et les organisations politiques ouvertement racistes et xénophobes n’ont pas voix au chapitre dans les médias de masse. Afin de contourner cette mise au ban médiatique, l’extrême droite allemande a développé une stratégie d’utilisation ciblée des outils de communication moderne (musique, Internet) afin de s’adresser à un public jeune. Outre cette occupation d’un espace virtuel, le Parti national-démocrate (NPD) et son organisation de jeunesse (JN) s’investissent massivement dans l’organisation d’une série de manifestations, véritables démonstrations de force dans l’espace public. Cette évolution ne reste toutefois pas sans rencontrer de résistance et les citoyens sont nombreux à se mobiliser contre ces apparitions publiques. Par le biais de contre-manifestations, mais aussi par une réflexion plus profonde sur les moyens à mettre en place au quotidien, nombreux sont ceux qui s’organisent pour protester contre l’extrême droite.

- Les droites extrêmes et populistes dans les pays nordiques par Cyril Coulet
Les élections législatives suédoises en 2010 et finlandaises en 2011 ont consacré la percée politique des formations populistes de droite qui disposent désormais d’une représentation dans l’ensemble des parlements nationaux des pays nordiques. Ces dernières ont fait du rejet de l’altérité leur thématique de campagne principale. Cet article ambitionne de saisir les conditions favorisant l’émergence de ces formations ainsi que leurs spécificités par rapport aux mouvements d’extrême droite. Les déterminants du vote pour ces partis laissent apparaître que la densité des migrants est moins significative que la capacité de médiatisation des conflits de valeurs entre les migrants et leur société d’accueil. L’étude des politiques publiques révèle que l’influence politique des partis populistes de droite est plus importante que prévu.

- Les transformations urbaines et l’émergence des partis populistes de la droite radicale en Europe. Le cas de la ville de La Haye par Wouter Van Gent, Sako Musterd
Cet article reprend trois explications traditionnelles de l’émergence des partis populistes de la droite radicale dans une perspective urbaine, et tente de comprendre les changements spatiaux à l’intérieur même de la ville. Nous avançons l’idée que ces changements sont plus importants que la composition sociale des différents quartiers, et qu’ils résultent de processus sociaux et spatiaux découlant de trois décennies de transformation urbaines dans les villes d’Europe. En examinant la géographie électorale des partis populistes de la droite radicale à La Haye en 2010, nous avons identifié trois types de quartiers différents ceux caractérisés par la diversité ethnique, l’isolement social et la protestation politique. En conclusion nous proposons quelques pistes de recherches.

- « Ceci n’est pas un parti » : le véhicule fantôme de l’anti-islamisme de Geert Wilders par Virginie Mamadouh, Herman van der Wusten
Le Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders est depuis les législatives de 2010 le troisième des Pays-Bas, qui plus est un partenaire indispensable du gouvernement minoritaire de la coalition des conservateurs du VVD et des chrétiens-démocrates du CDA. Cette contribution retrace le parcours politique de Geert Wilders depuis ses débuts comme assistant du groupe parlementaire de Frits Bolkestein en 1990. Elle retrace le succès de son parti (qui en vérité n’en est pas un puisqu’il n’a pas de membres), dans le contexte du débat sur l’immigration, l’intégration et l’islam, des assassinats politiques de Pim Fortuijn en 2002 et Theo van Gogh en 2004 et de la montée de mouvements populistes anti-islamistes aux Pays-Bas. Elle présente enfin les grands traits de la géographie électorale du PVV.

- Deux visions de l’extrême droite dans l’ex-Yougoslavie : les cas de la Slovénie et de la Serbie par Laurent HASSID
Dans les deux anciennes républiques yougoslaves de Slovénie et de Serbie, indépendantes depuis 20 ans, l’extrême droite se manifeste de manière très différente. En Slovénie, le parti d’extrême droite, le SNS de Zmago Jelincic, n’est qu’un acteur secondaire du nationalisme, laissant le rôle essentiel au leader du parti conservateur (SDS) de Janez Jansa, Premier ministre de 2004 à 2008, comme l’a démontré l’exploitation politique de l’affaire des effacés. En Serbie, au contraire, le Parti radical de Vojislav Seselj a failli gagner des élections nationales à plusieurs reprises et des groupuscules, souvent violents, disséminés dans la société civile, se revendiquent d’extrême droite. L’indépendance du Kosovo en février 2008 a contribué à scinder l’extrême droite serbe avec la création du Parti progressiste dirigé par l’ancien dauphin de Seselj, Tomislav Nikolic, qui se présente désormais en chef d’un parti conservateur face au parti pro-européen du président Boris Tadic. Entre un parti conservateur slovène qui glisse vers un nationalisme excessif et l’extrême droite serbe qui se cherche une respectabilité, les débats autour de la nation restent primordiaux dans ces deux États balkaniques.

- Le nouveau nationalisme en Russie par Anastasia Mitrofanova
Le nationalisme classique, apparu en Russie à la fin du XIXe siècle à l’issue de la désagrégation de l’idéologie panslaviste, était paradoxalement non ethnique. Ses idéologues préféraient évoquer non pas la « race russe » supérieure par essence mais bien la « nation russienne » qui incluait toutes les ethnies de l’empire. En revanche, le nouveau nationalisme, qui naît après la Seconde Guerre mondiale sous l’influence du national-socialisme germanique, est clairement d’inspiration ethnique.
Dans ce nouveau nationalisme il faut distinguer deux tendances majeures : des organisations radicales paramilitaires imitant l’idéologie et la symbolique du néonazisme européen (cf. Parti populaire national), et des organisations modérées nationalistes non militarisées ayant pour but la conquête légale du pouvoir ou la quête d’influence sur le pouvoir en place. Ces nationalistes modérés sont apparus précisément afin de fédérer des couches larges de la population et des classes moyennes au détriment des radicaux et des marginaux, chasse gardée du nationalisme classique. Ils font de la lutte contre l’immigration illégale et musulmane leur cheval de bataille.
Les législatives de 2011 dans l’« archipel de la puissance » : prémices d’un pluralisme politique à la russe ? par Kevin Limonier


- La forte croissance de Plataforma per Catalunya : à l’aube d’un nouveau national-populisme en Espagne ? par Hassen Guedioura
(Article en ligne)
L’Espagne ne figure plus parmi les rares pays européens à être épargnés par la vague nationale-populiste qui touche le continent depuis le début de ce millénaire. La Plataforma per Catalunya (PxC), nouveau parti d’extrême droite violemment xénophobe ou plus spécifiquement « morophobe », enregistre une forte dynamique de croissance dans un contexte marqué par l’arrivée massive de travailleurs immigrés (1,4 million en 2001, ils sont presque 6 millions en 2011 ; environ 12 % de la population – INE) et une crise économique durable faisant de cet État celui où le taux de chômage est le plus élevé d’Europe (20,4 % – Eurostat 2011). Ce surgissement soudain de l’extrême droite n’en reste pas moins paradoxal car on a longtemps cru que ce pays serait immunisé face à un phénomène qui a toujours été marginal depuis l’avènement de la démocratie. Aussi parce qu’il a lieu en Catalogne, région autonome qui se projette comme un espace d’immigration et d’intégration.
La réussite relative de PxC est le fruit d’une stratégie de conquête territoriale s’appuyant sur un ancrage local fort et qui saura tirer parti de ce contexte nouveau. Mais elle est surtout le produit d’une savante et complexe alchimie idéologique conçue par son leader, Josep Anglada i Rius, qui va réussir à adapter le discours des nouvelles formations européennes dites « identitaires » à la singularité géopolitique espagnole et catalane.

- L’ extrême droite au Royaume-Uni : Une réelle imprégnation idéologique dans l’ espace politique et public au cours de la dernière décennie par Kevin Braouezec
(Article en ligne)
La dernière décennie a marqué un changement important dans la vie politique et dans les mentalités britanniques : les partis et courants extrêmes de droite ont effectué une vraie progression électorale et ont occupé une place notable dans l’espace politique britannique. Alors qu’historiquement la culture civique britannique faisait rempart contre la pensée extrémiste, les événements des années 2000 (attentats du 11 septembre 2005, attentats de Londres en 2005, crise financière) et l’émergence de formations politiques plutôt bien organisées comme le British National Party (BNP) et l’United Kingdom Party (UKIP) ont permis cette imprégnation idéologique et électorale de la pensée extrémiste anti-immigration et antieuropéenne au Royaume-Uni. Face à la montée de l’extrême droite en Europe et à la crise économqiue qui touche le continent, la société britannique qui vient de connaître ses plus fortes émeutes depuis trente ans est donc dans un moment important de son histoire.

- Lettre d’Athènes par Xavier Houdoy
Le LAOS, fondé en 2000, figure au sein de l’exécutif qui a vu le jour au lendemain de la chute du gouvernement de Georges Papandréou et doit assurer la transition politique du pays jusqu’aux législatives anticipées d’avril 2012. L’accession au pouvoir de ce parti peu représentatif a permis de dénouer la crise politique qui se dessinait, fruit d’une situation économique et financière de plus en plus difficile à gérer par les deux partis majoritaires. Au-delà, elle se fait le reflet de la profonde désillusion de la société grecque, qui désavoue massivement les deux partis majoritaires – PASOK et Nouvelle Démocratie – et dont une petite partie semble progressivement adhérer aux discours nationalistes et xénophobes tenus par une extrême droite qui monte en puissance.
En ligne : http://www.herodote.org/spip.php?rubrique59
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détailDocument: texte imprimé Les oustachis / Michel Lespart
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détailArticle: texte imprimé La politique des saints / Patrice Dartevelle in Espace de Libertés, 265 (novembre 1998)
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