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détailDocument: texte imprimé Fascistes, communistes et paysans / Antoine Roger
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Fascistes, communistes et paysans : sociologie des mobilisations identitaires roumaines, 1921-1989 [texte imprimé] / Antoine Roger, Auteur . - Bruxelles : Éd. de l'Université de Bruxelles (ULB), 2002 . - 1 vol. (285 p.) : couv. ill. en coul ; 24 cm. - (Sociologie politique) .
ISBN : 2-8004-1283-6
Bibliogr. p. 255-273, cartes
Langues : Français (fre)
Catégories : 316.35 Groupes / Identités / Communautés
32(498) Politique de la Roumanie
323.25 Résistance passive . Désobéissance civile. Lutte non armée
323.26 Résistance armée . Lutte active. Sabotage . Guérilla
329.17 Tendance nationaliste
33(498) Economie politique et sociale de la Roumanie
94(498) Histoire de la Roumanie
Index. décimale : 940 Histoire de l'Europe / Goulag / Génocide Arménien / Guerre d'Espagne
Résumé : Site éditeur :
Dans l'entre-deux-guerres comme sous le régime communiste, les autorités roumaines n'eurent de cesse de glorifier le "génie national" et d'exalter les valeurs paysannes. Ces orientations communes sont généralement mises sur le compte d'un antagonisme entre population majoritaire et minorités nationales. En 1921, toutes les provinces roumaines furent regroupées dans un même Etat. Sur le territoire ainsi formé, les minorités nationales représentaient 28,1% de la population totale et 41,4% de la population urbaine. Si les frontières furent redessinées après la seconde guerre mondiale, une forte minorité magyare resta implantée en Transylvanie. Le lien de cause à effet semble alors des plus évidents : le nationalisme développé par les dirigeants de l'entre-deux-guerres et de la période communiste aurait été motivé par un objectif d'homogénéisation culturelle ; la référence aux valeurs paysannes aurait été un moyen d'ostraciser les minorités implantées dans les villes. L'ouvrage s'inscrit en faux contre cette lecture. Il vise à démontrer que le "problème des minorités" n'est pas la cause première des mobilisations appuyées sur des référents nationaux et paysans mais constitue plutôt une de leurs conséquences. Pour jeter un nouvel éclairage sur les crispations identitaires roumaines, une grille de lecture théorique est mise au point qui croise deux variables : la dépendance économique de la Roumanie sur le plan international ; les rapports établis sur le plan interne entre les dirigeants et la paysannerie. Les repères ainsi posés permettent ensuite de mettre au jour un mélange de continuités et de ruptures entre les périodes considérées. L'analyse est susceptible d'intéresser le chercheur averti aussi bien que l'honnête homme. Elle doit aider à mettre en perspective, non seulement le nationalisme roumain, mais aussi l'ensemble des mobilisations identitaires observées dans les Balkans.
Note de contenu : Table des matières :
Avant-propos
INTRODUCTION. La combinaison des gestes nationale et paysanne

CHAPITRE I. — Schéma théorique : une combinaison structurée
1. Les principes de la combinaison
A. Economie agraire : un principe de connexion
B. Economie industrielle : un principe d’articulation
2. Les aléas de la combinaison
A. Trois formules d’émancipation concurrentes
B. Une solution combinatoire

CHAPITRE II. — Repérages historiques : un réservoir de combinaisons
1. Moldo-Valachie : une logique d’insurrection
2. Transylvanie : une logique de mystification

PREMIÈRE PARTIE. Mobilisations identitaires dans la grande Roumanie (1921-1948)

CHAPITRE I. — Composantes de la dynamique nationaliste
1. Forces politiques favorables à un réaménagement des structures sociales
A. Formules d’émancipation antagoniques : parti national libéral/mouvement poporianiste
B. Formule d’émancipation synthétique : parti national paysan
2. Forces politiques favorables à une refonte des structures sociales
A. Solution combinatoire : le mouvement carliste
B. Dérivation : le mouvement légionnaire

CHAPITRE II. — Fonctionnement de la dynamique nationaliste
1. 1922 à 1938. Spendeurs et misères des partis tradionnels
A. 1922-1930. Echec rapide des formules d’émancipation nationale
1. 1922-1928. Mise en oeuvre de la formule d’émancipation homothétique1
2. 1928-1931. Mise en oeuvre de la formule d’émancipation synthétique
B. 1931-1937. Apparition différée des options substitutives
1. 1931-1934. Confusion : les nationaux-libéraux et les nationaux-paysannistes en position de sursis
2. 1934-1938. Décantation : le mouvement carliste et le mouvement légionnaire en situation de concurrence
2. 1938-1948. Grandeur et décadence de la solution combinatoire
A. 1938-1944. Emprise maintenue du centre allemand : la solution combinatoire comme contrefort du système de dépendance institué
1. 1938-1940. Dictature royale : l’aiguillage impropre du modèle alvéolaire
2. 1940-1944. Régime d’Antonescu : dévoiement assumé de la solution combinatoire
B. 1944-1948. Avènement progressif du centre soviétique : la solution combinatoire comme camouflage d’un nouveau système de dépendance

SECONDE PARTIE. Mobilisations identitaires dans la Roumanie communiste (1948-1989)

CHAPITRE I. — 1952-1981. Recherche de solutions multilatérales
1. 1952-1971. Formules d’émancipation antagoniques
A. 1952-1963. Formule d’émancipation homothétique
1. Résistances externes
2. Résistances internes
B. 1963-1971. Mise en oeuvre de la formule d’émancipation antithétique
1. Résistances externes
2. Résistances internes
2. 1971-1981. Formule d’émancipation synthétique
A. Résistances externes
B. Résistances internes
1. Insoumission paysanne
2. Oppositions politiques


CHAPITRE II. — 1981-1989. Recherche de solutions unilatérales
1. 1981-1984. Solution combinatoire en régime simple
A. Résistances externes
B. Résistances internes
1. Insoumission paysanne
2. Oppositions politiques
2. 1984-1989. Solution combinatoire en surchauffe
A. Résistances externes
B. Résistances internes
1. Insoumission paysanne
2. Oppositions politiques

Conclusion
Bibliographie
Cartes
Permalink : https://newbibli.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_displa
Titre : Fascistes, communistes et paysans : sociologie des mobilisations identitaires roumaines, 1921-1989
Type de document : texte imprimé
Auteurs : Antoine Roger, Auteur
Editeur : Bruxelles : Éd. de l'Université de Bruxelles (ULB)
Année de publication : 2002
Collection : Sociologie politique
Importance : 1 vol. (285 p.)
Présentation : couv. ill. en coul
Format : 24 cm
ISBN/ISSN/EAN : 2-8004-1283-6
Note générale : Bibliogr. p. 255-273, cartes
Langues : Français (fre)
Catégories : 316.35 Groupes / Identités / Communautés
32(498) Politique de la Roumanie
323.25 Résistance passive . Désobéissance civile. Lutte non armée
323.26 Résistance armée . Lutte active. Sabotage . Guérilla
329.17 Tendance nationaliste
33(498) Economie politique et sociale de la Roumanie
94(498) Histoire de la Roumanie
Index. décimale : 940 Histoire de l'Europe / Goulag / Génocide Arménien / Guerre d'Espagne
Résumé : Site éditeur :
Dans l'entre-deux-guerres comme sous le régime communiste, les autorités roumaines n'eurent de cesse de glorifier le "génie national" et d'exalter les valeurs paysannes. Ces orientations communes sont généralement mises sur le compte d'un antagonisme entre population majoritaire et minorités nationales. En 1921, toutes les provinces roumaines furent regroupées dans un même Etat. Sur le territoire ainsi formé, les minorités nationales représentaient 28,1% de la population totale et 41,4% de la population urbaine. Si les frontières furent redessinées après la seconde guerre mondiale, une forte minorité magyare resta implantée en Transylvanie. Le lien de cause à effet semble alors des plus évidents : le nationalisme développé par les dirigeants de l'entre-deux-guerres et de la période communiste aurait été motivé par un objectif d'homogénéisation culturelle ; la référence aux valeurs paysannes aurait été un moyen d'ostraciser les minorités implantées dans les villes. L'ouvrage s'inscrit en faux contre cette lecture. Il vise à démontrer que le "problème des minorités" n'est pas la cause première des mobilisations appuyées sur des référents nationaux et paysans mais constitue plutôt une de leurs conséquences. Pour jeter un nouvel éclairage sur les crispations identitaires roumaines, une grille de lecture théorique est mise au point qui croise deux variables : la dépendance économique de la Roumanie sur le plan international ; les rapports établis sur le plan interne entre les dirigeants et la paysannerie. Les repères ainsi posés permettent ensuite de mettre au jour un mélange de continuités et de ruptures entre les périodes considérées. L'analyse est susceptible d'intéresser le chercheur averti aussi bien que l'honnête homme. Elle doit aider à mettre en perspective, non seulement le nationalisme roumain, mais aussi l'ensemble des mobilisations identitaires observées dans les Balkans.
Note de contenu : Table des matières :
Avant-propos
INTRODUCTION. La combinaison des gestes nationale et paysanne

CHAPITRE I. — Schéma théorique : une combinaison structurée
1. Les principes de la combinaison
A. Economie agraire : un principe de connexion
B. Economie industrielle : un principe d’articulation
2. Les aléas de la combinaison
A. Trois formules d’émancipation concurrentes
B. Une solution combinatoire

CHAPITRE II. — Repérages historiques : un réservoir de combinaisons
1. Moldo-Valachie : une logique d’insurrection
2. Transylvanie : une logique de mystification

PREMIÈRE PARTIE. Mobilisations identitaires dans la grande Roumanie (1921-1948)

CHAPITRE I. — Composantes de la dynamique nationaliste
1. Forces politiques favorables à un réaménagement des structures sociales
A. Formules d’émancipation antagoniques : parti national libéral/mouvement poporianiste
B. Formule d’émancipation synthétique : parti national paysan
2. Forces politiques favorables à une refonte des structures sociales
A. Solution combinatoire : le mouvement carliste
B. Dérivation : le mouvement légionnaire

CHAPITRE II. — Fonctionnement de la dynamique nationaliste
1. 1922 à 1938. Spendeurs et misères des partis tradionnels
A. 1922-1930. Echec rapide des formules d’émancipation nationale
1. 1922-1928. Mise en oeuvre de la formule d’émancipation homothétique1
2. 1928-1931. Mise en oeuvre de la formule d’émancipation synthétique
B. 1931-1937. Apparition différée des options substitutives
1. 1931-1934. Confusion : les nationaux-libéraux et les nationaux-paysannistes en position de sursis
2. 1934-1938. Décantation : le mouvement carliste et le mouvement légionnaire en situation de concurrence
2. 1938-1948. Grandeur et décadence de la solution combinatoire
A. 1938-1944. Emprise maintenue du centre allemand : la solution combinatoire comme contrefort du système de dépendance institué
1. 1938-1940. Dictature royale : l’aiguillage impropre du modèle alvéolaire
2. 1940-1944. Régime d’Antonescu : dévoiement assumé de la solution combinatoire
B. 1944-1948. Avènement progressif du centre soviétique : la solution combinatoire comme camouflage d’un nouveau système de dépendance

SECONDE PARTIE. Mobilisations identitaires dans la Roumanie communiste (1948-1989)

CHAPITRE I. — 1952-1981. Recherche de solutions multilatérales
1. 1952-1971. Formules d’émancipation antagoniques
A. 1952-1963. Formule d’émancipation homothétique
1. Résistances externes
2. Résistances internes
B. 1963-1971. Mise en oeuvre de la formule d’émancipation antithétique
1. Résistances externes
2. Résistances internes
2. 1971-1981. Formule d’émancipation synthétique
A. Résistances externes
B. Résistances internes
1. Insoumission paysanne
2. Oppositions politiques


CHAPITRE II. — 1981-1989. Recherche de solutions unilatérales
1. 1981-1984. Solution combinatoire en régime simple
A. Résistances externes
B. Résistances internes
1. Insoumission paysanne
2. Oppositions politiques
2. 1984-1989. Solution combinatoire en surchauffe
A. Résistances externes
B. Résistances internes
1. Insoumission paysanne
2. Oppositions politiques

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