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détailArticle: texte imprimé L'Ingérence médiatique pour arrêter la montée des crimes contre l'humanité / Benoît Scheuer in Imagine demain le monde, 26 (septembre 2001)
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[article] L'Ingérence médiatique pour arrêter la montée des crimes contre l'humanité : interview de B. Scheuer, membre de l'association "Prévention génocide" qui réalise des films [texte imprimé] / Benoît Scheuer ; ANDRE RUWET . - 2001 . - pp. 20 - 24.
Langues : Français (fre)
in Imagine demain le monde > 26 (septembre 2001) . - pp. 20 - 24
Catégories : (493) Belgique
(666.8) Côte d'Ivoire
03 Dictionnaire. Référence. Adresses. Définitions
061.2 Institutions privées . asbl . Associations . ONG Organisation non-gouvernementale
323.118 Racisme. Rejet. Préjugés. Discriminations. Ségrégation raciale. Xénophobie
341.485 Génocide . Massacre . Epuration ethnique
37 Education Enseignement Loisirs
791.4 Cinéma Film
Permalink : https://newbibli.territoires-memoire.be/pmb/opac_css/index.php?lvl=notice_displa
[article] 
inImagine demain le monde > 26 (septembre 2001) . - pp. 20 - 24
Titre : L'Ingérence médiatique pour arrêter la montée des crimes contre l'humanité : interview de B. Scheuer, membre de l'association "Prévention génocide" qui réalise des films
Type de document : texte imprimé
Auteurs : Benoît Scheuer ; ANDRE RUWET
Année de publication : 2001
Article en page(s) : pp. 20 - 24
Langues : Français (fre)
Catégories : (493) Belgique
(666.8) Côte d'Ivoire
03 Dictionnaire. Référence. Adresses. Définitions
061.2 Institutions privées . asbl . Associations . ONG Organisation non-gouvernementale
323.118 Racisme. Rejet. Préjugés. Discriminations. Ségrégation raciale. Xénophobie
341.485 Génocide . Massacre . Epuration ethnique
37 Education Enseignement Loisirs
791.4 Cinéma Film
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23657/1 P/3067 Périodique Libre-accès Périodiques Disponible
détailDocument: document électronique NOIR, JAUNE, BLUES 2017   Lien vers l'étude
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in Noir jaune blues   Lien vers site éditeur

NOIR, JAUNE, BLUES 2017 : quel monde voulons-nous bâtir ? : 10 clés pour comprendre l’état de l’opinion publique belge [document électronique] / Benoît Scheuer, Directeur de la recherche ; STEPHEN BOUQUIN, Auteur ; Dominique Trembloy, Auteur ; Jean-Pascal Labille, Préfacier, etc. . - Liège : Fondation Ceci n'est pas une crise : Survey & Action : centre de recherche en sociologie, janvier 2017 . - 1 étude en ligne (386 p.).
Langues : Français (fre)
Catégories : 316 Sociologie
32(493) Politique de la Belgique
321.7 Démocratie / Démocratisation
323.2 Relation peuple/Etat
33(493) Economie politique et sociale de la Belgique
343.917 Délinquance politique Terrorisme
Résumé : Introduction

Au point de départ, une phrase interpellante de Paul Krugman, Prix Nobel d’économie : « Les gens comme moi n’ont vraiment pas compris le pays dans lequel nous vivons ». Il a prononcé ces mots juste après la victoire de D. Trump en 2016.

Dans la foulée de la démarche wébérienne, nous avons tenté de reconstituer la subjectivité des acteurs afin de dresser un diagnostic compréhensif des dynamiques qui animent notre société. Et, en cela nous différencier des simples sondages d’opinion qui souvent n’appréhendent que l’écume et dressent des diagnostics purement descriptifs qui n’aident pas à comprendre vraiment le pays dans lequel on vit.
Note de contenu : Sommaire

-Préface de Jean-Pascal Labille
-Présentation du projet par Benoît Scheuer
-Les 10 clés pour comprendre l’état de l’opinion publique en Belgique :
1re clé : Nous vivons une mutation sociétale, quels ont été les facteurs déclenchants?
2e clé : Nous quittons un type de société : les valeurs-ciments s’effritent et la confiance dans les institutions s’effondre
3e clé : Dans ce nouveau contexte, les individus sont devenus sans appartenance
4e clé : Des individus seuls, donc davantage vulnérables c’est-à-dire soumis à diverses dominations, dont le terrorisme, mais aussi plus autonomes. Paradoxe ?
5e clé : Un rapport à l’altérité où l’autre est perçu comme différent, menaçant voire à exclure. Accentuées par les attentats, les peurs conduisent aux replis identitaires. Une ethnicisation des rapports sociaux
6e clé : Un rapport au temps très incertain et anxiogène
7e clé : Les deux nouvelles fractures sociétales : "ouverture versus fermeture" et "système versus antisystème"
8e clé : Une société fragmentée : Quatre groupes d’individus très distincts, quatre visions du monde très différentes.
Pourront-ils vivre ensemble ?
9e clé : Et les Flamands, les Wallons et les Bruxellois ?
10e clé : Des voies d’espérance ?
- Quelques fragments de réflexions sur les évolutions depuis 20 ans et sur ce qui a changé depuis les attentats
- La fiche technique de cette recherche
-Contacts

En ligne : https://cecinestpasunecrise.org/etudes/noir-jaunes-blues-2017/
Format de la ressource électronique : Lien vers l'étude
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Titre : NOIR, JAUNE, BLUES 2017 : quel monde voulons-nous bâtir ? : 10 clés pour comprendre l’état de l’opinion publique belge
Type de document : document électronique
Auteurs : Benoît Scheuer, Directeur de la recherche ; STEPHEN BOUQUIN, Auteur ; Dominique Trembloy, Auteur ; Jean-Pascal Labille, Préfacier, etc.
Editeur : Liège : Fondation Ceci n'est pas une crise
Année de publication : janvier 2017
Autre Editeur : Survey & Action : centre de recherche en sociologie
Importance : 1 étude en ligne (386 p.)
Langues : Français (fre)
Catégories : 316 Sociologie
32(493) Politique de la Belgique
321.7 Démocratie / Démocratisation
323.2 Relation peuple/Etat
33(493) Economie politique et sociale de la Belgique
343.917 Délinquance politique Terrorisme
Résumé : Introduction

Au point de départ, une phrase interpellante de Paul Krugman, Prix Nobel d’économie : « Les gens comme moi n’ont vraiment pas compris le pays dans lequel nous vivons ». Il a prononcé ces mots juste après la victoire de D. Trump en 2016.

Dans la foulée de la démarche wébérienne, nous avons tenté de reconstituer la subjectivité des acteurs afin de dresser un diagnostic compréhensif des dynamiques qui animent notre société. Et, en cela nous différencier des simples sondages d’opinion qui souvent n’appréhendent que l’écume et dressent des diagnostics purement descriptifs qui n’aident pas à comprendre vraiment le pays dans lequel on vit.
Note de contenu : Sommaire

-Préface de Jean-Pascal Labille
-Présentation du projet par Benoît Scheuer
-Les 10 clés pour comprendre l’état de l’opinion publique en Belgique :
1re clé : Nous vivons une mutation sociétale, quels ont été les facteurs déclenchants?
2e clé : Nous quittons un type de société : les valeurs-ciments s’effritent et la confiance dans les institutions s’effondre
3e clé : Dans ce nouveau contexte, les individus sont devenus sans appartenance
4e clé : Des individus seuls, donc davantage vulnérables c’est-à-dire soumis à diverses dominations, dont le terrorisme, mais aussi plus autonomes. Paradoxe ?
5e clé : Un rapport à l’altérité où l’autre est perçu comme différent, menaçant voire à exclure. Accentuées par les attentats, les peurs conduisent aux replis identitaires. Une ethnicisation des rapports sociaux
6e clé : Un rapport au temps très incertain et anxiogène
7e clé : Les deux nouvelles fractures sociétales : "ouverture versus fermeture" et "système versus antisystème"
8e clé : Une société fragmentée : Quatre groupes d’individus très distincts, quatre visions du monde très différentes.
Pourront-ils vivre ensemble ?
9e clé : Et les Flamands, les Wallons et les Bruxellois ?
10e clé : Des voies d’espérance ?
- Quelques fragments de réflexions sur les évolutions depuis 20 ans et sur ce qui a changé depuis les attentats
- La fiche technique de cette recherche
-Contacts

En ligne : https://cecinestpasunecrise.org/etudes/noir-jaunes-blues-2017/
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« Noir, jaune, blues » … 5 ans après : CE QUE LA PANDÉMIE, LES CHOCS CLIMATIQUES RÉCENTS, LA GUERRE EN UKRAINE ET LE DÉVELOPPEMENT D’UNE INFLATION ÉLEVÉE ONT CHANGÉ DANS LES ASPIRATIONS SOCIÉTALES [document électronique] / Benoît Scheuer, Directeur de la recherche ; Vincent Scheltiens, Auteur ; Dominique Trembloy, Auteur . - Liège : Fondation Ceci n'est pas une crise : Survey & Action : centre de recherche en sociologie, septembre 2022 . - 1 étude en ligne (234 p.).
Langues : Français (fre)
Catégories : 32(493) Politique de la Belgique
321.6 Régime autoritaire / Dictature / Gouvernement non démocratique / Totalitarisme
321.7 Démocratie / Démocratisation
323.2 Relation peuple/Etat
33(493) Economie politique et sociale de la Belgique
574 Ecologie générale
COVID-19 / Coronavirus
Résumé : Site éditeur

En janvier 2017, nous terminions notre étude Noir Jaune Blues par le constat que nos sociétés vivaient une mutation profonde : nous quittions des sociétés très intégrées notamment par des institutions créditées d’une confiance élevée et nous allions vers des paysages fragmentés, atomisés, pulvérisés.

Nous étions au pied du mur et seules deux voies étaient possibles.

Soit nous bifurquions vers « une gouvernance autoritaire fondée sur l’exclusion », donc un monde de murs, de frontières, de barbelés, de replis, de défiances de tous à l’égard de tous, de xénophobies, de risques de nihilisme, de désespoirs, d’inégalités sociales croissantes, de soumissions, de violences obscurantistes. Un archipel qui est une juxtaposition de communautés « pures » fermées les unes à l’égard des autres. L’émergence de pouvoirs forts qui ne doivent pas rendre de compte au nom d’une supposée « efficacité » des modèles autoritaires.

Soit nous bifurquions vers « la renaissance », c’est-à-dire un monde ouvert mais qui invente, refonde la démocratie, les institutions, l’économie, qui crée un nouvel universalisme qui intègre les différences. Une société composée d’individus qui se battent contre toutes les dominations au nom du droit universel à la dignité ( la leur et celle des autres). Des individus qui tentent de devenir sujets c’est-à-dire qui acquièrent une réelle capacité d’agir en se considérant individuellement et collectivement en charge de l’avenir. Qui pensent le long terme.

L’étape suivante dans notre démarche de recherche a logiquement été de mesurer, dans l’espace belge, l’ampleur des aspirations dans l’une et l’autre voie.

Et d’en appréhender régulièrement l’évolution et la dynamique.

Ces deux fleuves souterrains sont : les aspirations à la retribalisation VS les aspirations à la fondation de sociétés ouvertes.

Chacun de ces champs d’aspirations a été décomposé en 5 dimensions :

le type de gouvernance souhaitée,
la nature de la nation souhaitée,
la rhétorique appréciée,
le temps valorisé,
le rapport à la figure du bouc émissaire,
La vague 1 s’est déroulée juste avant les confinements liés à la pandémie du Covid, soit en février 2020

La vague 2 a été réalisée en octobre 2021 après les longs confinements, ce qui a permis de mesurer l’impact de ceux-ci sur les aspirations des individus.

La vague 3 en juillet 2022, soit après le déclenchement de la guerre en Ukraine, la montée en flèche de l’inflation et des chocs climatiques ( sécheresse, canicule ) ainsi que la poursuite à bas bruit de la pandémie de covid.

La vague 4 en août-septembre 2023, soit durant une période marquée par la poursuite de la guerre en Ukraine dont l’issue demeure incertaine et surtout un été qui a prouvé à tous que le dérèglement climatique était désormais bien présent et avait déjà des impacts catastrophiques ( dômes de chaleur, sécheresse, incendies géants, etc.).

Nous sommes donc en mesure d’appréhender, de mesurer et de tenter de comprendre ce que les récents chocs exogènes puissants ( covid et confinements, dérèglements climatiques, guerre, inflation ) ont changé dans les aspirations des individus.

Les rapports des vagues successives présentent ces impacts sur les imaginaires collectifs. Ils se veulent des outils pour l’action pour tous ceux qui luttent pour bâtir des sociétés ouvertes et conjurer les avancées des populistes identitaires qui appellent à la retribalisation.
Note de contenu : Sommaire

-Nos sociétés sont façonnées par des fleuves souterrains
-Pourquoi parler de deux aspirations, l’une à la retribalisation du monde, l’autre à la fondation de sociétés ouvertes ?
-Trois vagues d’enquêtes depuis 2020, « Noir, jaune, blues », la suite…
-Quelle était la situation avant la déflagration de la pandémie de covid selon notre dispositif de recherche ?
-Ce que la pandémie, les chocs climatiques, le déclenchement de la guerre en Ukraine, le développement rapide d’une forte inflation et un avenir très incertain ont changé dans les aspirations sociétales ?
Une approche descriptive
Une approche compréhensive
-L’aspiration à la retribalisation : analyse détaillée
-L’aspiration à la fondation de sociétés ouvertes : analyse détaillée
-Les facteurs favorisant une affinité ou une opposition élective à l’une ou l’autre des aspirations
-Une synthèse
-La fiche technique de cette étude
-Contacts
En ligne : https://cecinestpasunecrise.org/etudes/agence-des-risques-de-tribalisation-du-mo [...]
Format de la ressource électronique : Lien vers l'étude « Noir, jaune, blues » … 5 ans après - 2022
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Titre : « Noir, jaune, blues » … 5 ans après : CE QUE LA PANDÉMIE, LES CHOCS CLIMATIQUES RÉCENTS, LA GUERRE EN UKRAINE ET LE DÉVELOPPEMENT D’UNE INFLATION ÉLEVÉE ONT CHANGÉ DANS LES ASPIRATIONS SOCIÉTALES
Type de document : document électronique
Auteurs : Benoît Scheuer, Directeur de la recherche ; Vincent Scheltiens, Auteur ; Dominique Trembloy, Auteur
Editeur : Liège : Fondation Ceci n'est pas une crise
Année de publication : septembre 2022
Autre Editeur : Survey & Action : centre de recherche en sociologie
Importance : 1 étude en ligne (234 p.)
Langues : Français (fre)
Catégories : 32(493) Politique de la Belgique
321.6 Régime autoritaire / Dictature / Gouvernement non démocratique / Totalitarisme
321.7 Démocratie / Démocratisation
323.2 Relation peuple/Etat
33(493) Economie politique et sociale de la Belgique
574 Ecologie générale
COVID-19 / Coronavirus
Résumé : Site éditeur

En janvier 2017, nous terminions notre étude Noir Jaune Blues par le constat que nos sociétés vivaient une mutation profonde : nous quittions des sociétés très intégrées notamment par des institutions créditées d’une confiance élevée et nous allions vers des paysages fragmentés, atomisés, pulvérisés.

Nous étions au pied du mur et seules deux voies étaient possibles.

Soit nous bifurquions vers « une gouvernance autoritaire fondée sur l’exclusion », donc un monde de murs, de frontières, de barbelés, de replis, de défiances de tous à l’égard de tous, de xénophobies, de risques de nihilisme, de désespoirs, d’inégalités sociales croissantes, de soumissions, de violences obscurantistes. Un archipel qui est une juxtaposition de communautés « pures » fermées les unes à l’égard des autres. L’émergence de pouvoirs forts qui ne doivent pas rendre de compte au nom d’une supposée « efficacité » des modèles autoritaires.

Soit nous bifurquions vers « la renaissance », c’est-à-dire un monde ouvert mais qui invente, refonde la démocratie, les institutions, l’économie, qui crée un nouvel universalisme qui intègre les différences. Une société composée d’individus qui se battent contre toutes les dominations au nom du droit universel à la dignité ( la leur et celle des autres). Des individus qui tentent de devenir sujets c’est-à-dire qui acquièrent une réelle capacité d’agir en se considérant individuellement et collectivement en charge de l’avenir. Qui pensent le long terme.

L’étape suivante dans notre démarche de recherche a logiquement été de mesurer, dans l’espace belge, l’ampleur des aspirations dans l’une et l’autre voie.

Et d’en appréhender régulièrement l’évolution et la dynamique.

Ces deux fleuves souterrains sont : les aspirations à la retribalisation VS les aspirations à la fondation de sociétés ouvertes.

Chacun de ces champs d’aspirations a été décomposé en 5 dimensions :

le type de gouvernance souhaitée,
la nature de la nation souhaitée,
la rhétorique appréciée,
le temps valorisé,
le rapport à la figure du bouc émissaire,
La vague 1 s’est déroulée juste avant les confinements liés à la pandémie du Covid, soit en février 2020

La vague 2 a été réalisée en octobre 2021 après les longs confinements, ce qui a permis de mesurer l’impact de ceux-ci sur les aspirations des individus.

La vague 3 en juillet 2022, soit après le déclenchement de la guerre en Ukraine, la montée en flèche de l’inflation et des chocs climatiques ( sécheresse, canicule ) ainsi que la poursuite à bas bruit de la pandémie de covid.

La vague 4 en août-septembre 2023, soit durant une période marquée par la poursuite de la guerre en Ukraine dont l’issue demeure incertaine et surtout un été qui a prouvé à tous que le dérèglement climatique était désormais bien présent et avait déjà des impacts catastrophiques ( dômes de chaleur, sécheresse, incendies géants, etc.).

Nous sommes donc en mesure d’appréhender, de mesurer et de tenter de comprendre ce que les récents chocs exogènes puissants ( covid et confinements, dérèglements climatiques, guerre, inflation ) ont changé dans les aspirations des individus.

Les rapports des vagues successives présentent ces impacts sur les imaginaires collectifs. Ils se veulent des outils pour l’action pour tous ceux qui luttent pour bâtir des sociétés ouvertes et conjurer les avancées des populistes identitaires qui appellent à la retribalisation.
Note de contenu : Sommaire

-Nos sociétés sont façonnées par des fleuves souterrains
-Pourquoi parler de deux aspirations, l’une à la retribalisation du monde, l’autre à la fondation de sociétés ouvertes ?
-Trois vagues d’enquêtes depuis 2020, « Noir, jaune, blues », la suite…
-Quelle était la situation avant la déflagration de la pandémie de covid selon notre dispositif de recherche ?
-Ce que la pandémie, les chocs climatiques, le déclenchement de la guerre en Ukraine, le développement rapide d’une forte inflation et un avenir très incertain ont changé dans les aspirations sociétales ?
Une approche descriptive
Une approche compréhensive
-L’aspiration à la retribalisation : analyse détaillée
-L’aspiration à la fondation de sociétés ouvertes : analyse détaillée
-Les facteurs favorisant une affinité ou une opposition élective à l’une ou l’autre des aspirations
-Une synthèse
-La fiche technique de cette étude
-Contacts
En ligne : https://cecinestpasunecrise.org/etudes/agence-des-risques-de-tribalisation-du-mo [...]
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détailDocument: document électronique Noir, jaune, blues   Lien vers l'étude « Noir, jaune, blues » … L’irrésistible ascension de l’aspiration à une gouvernance autoritaire 2024
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Noir, jaune, blues : l’irrésistible ascension de l’aspiration à une gouvernance autoritaire : agence de notation des risques de retribalisation du monde : rapport complet de la cinquième vague [document électronique] / Benoît Scheuer, Directeur de la recherche ; Vincent Scheltiens, Auteur ; Dominique Trembloy, Auteur . - Liège : Fondation Ceci n'est pas une crise : Survey & Action : centre de recherche en sociologie, novembre 2024 . - 1 étude en ligne (137 p.).
Langues : Français (fre)
Catégories : 32(493) Politique de la Belgique
321.6 Régime autoritaire / Dictature / Gouvernement non démocratique / Totalitarisme
321.7 Démocratie / Démocratisation
323.2 Relation peuple/Etat
33(493) Economie politique et sociale de la Belgique
Résumé : Site éditeur

En cet automne 2024, des profondeurs du psychisme de chacun affleurent des émotions négatives. Nos météos intimes sont assez sombres. Le trio des émotions qui tenaillent : les inquiétudes, les incertitudes et la fatigue. Des passions tristes qui engluent et enferment.

Une population fragilisée qui ressent une profonde impression de subir sa vie et le monde, d’avoir perdu le contrôle, de ne plus rien maîtriser, d’être victime.
Sous l’écume de la vie quotidienne, nous sommes émotionnellement impactés par le contexte géo-politique ( guerre en Ukraine et risque d’extension aux pays de l’OTAN, maintien de Poutine au pouvoir, probable élection de Trump, de Marine Le Pen, guerre au Moyen-Orient, montée de l’antisémitisme, etc.), par un sentiment d’un « grand remplacement » et d’une immigration « qui envahit », par les dérèglements climatiques qui s’aggravent et sont à présent ressentis dans la vie quotidienne et mettent en péril, à terme, rien moins que l’habitabilité de la planète. Et la pandémie du covid a laissé des traces dans les imaginaires, nous avons vécu dans nos chairs que « tout, même le pire et l’impensable, peut survenir et nous mener au bord de l’abîme ».
Une incapacité à se projeter dans l’avenir.
Ce qui affecte surtout est un profond sentiment d’abandon, de mépris, de manque de considération, de reconnaissance, de respect de la part des dirigeants politiques perçus comme « ne nous connaissant pas, n’ayant aucune empathie pour nous ». Et ne prenant pas les mesures « pour nous protéger ». Notamment, la perception que les élections ne conduiront pas à des améliorations… donc « y a-t-il encore un pilote dans l’avion? ». Qui a réellement la capacité d’agir sur les périls que nous ressentons ? Un solide désenchantement, un désamour à l’égard du système politique. La CONFIANCE est rompue, or elle est indispensable pour « faire société ».

Plus on évoque des réalités éloignées de l’individu ( soi-même puis la Région, le Fédéral, l’Europe et enfin le monde ), plus y sont associées exclusivement des émotions fortement négatives ( inquiétude, peur, désespoir, angoisse, colère, etc.). Par exemple, pour la perception de soi-même, 46% des individus évoquent au moins une émotion positive ( espoir, satisfaction, confiance, sérénité, etc.) et 84% au moins une émotion négative(1), mais à l’autre extrémité c’est-à-dire pour la perception de l’état du monde, seuls 11% évoquent au moins une émotion positive et 93% ressentent au moins une émotion négative !

Ce contexte politico-sociétal se répercute comme un poison lent qui s’insinue dans les recoins de l’intimité de nos vies, alimente des ressentiments, des passions tristes qui enferment. Et conduit à aspirer à une gouvernance autoritaire, à vivre dans une nation homogène, à apprécier une rhétorique qui exprime brutalement avec outrances, insultes et menaces « mes ressentiments, mes peurs, mes colères », à revenir vers un passé – que l’on a tendance à fortement mythifier -, où aurait régné « un ordre naturel et immuable des choses », à désigner des boucs-émissaires pour établir clairement un « eux et nous », en identifiant des « coupables ».

Bref, ces inquiétudes, ces peurs et cette colère latente conduisent à aspirer au fleuve souterrain de la « retribalisation ». En cet automne 2024, c’est le cas de près de six individus sur dix : 56,6%. Par rapport à l’an dernier, quasi-stabilité de ce nombre mais qui demeure à un niveau très élevé ( en 2023 ils étaient 57,4%). Ceux qui aspirent à l’inverse, c’est-à-dire à fonder des sociétés ouvertes sont trois fois moins nombreux et par rapport à l’an dernier, ils arrêtent légèrement leur érosion, ils sont désormais 19,3% ( en 2023 ils étaient 18,2%). Les autres sont des « oscillants », des « ambivalents », ils représentent 24,1%.

Par rapport à 2023, stabilisation des aspirations :

la croissance régulière et forte de l’adhésion à l’aspiration à la retribalisation que l’on observait depuis 2020 est à présent stabilisée mais à un niveau élevé : près de 6 individus sur 10 (56,6%). Néanmoins, une des dimensions de ce champ d’aspirations, le souhait d’une gouvernance autoritaire, augmente encore ( en 2023, 65,3% y aspiraient, en 2024, c’est le cas de 69,2% ).
l’érosion de l’adhésion à l’aspiration à la fondation de sociétés ouvertes qu’on observait depuis 2021 est à présent arrêtée mais à un niveau très bas : 2 individus sur 10 ( 19,3%).
Le fond de l’air de la « météo sociétale » est clairement vers l’aspiration à la retribalisation.

Une certaine offre politique qui se propage actuellement partout, celle des « entrepreneurs en ressentiments », y répond. Notamment en présentant une image d’énergie qui crée le sentiment « qu’eux vont nous protéger », « qu’eux auront, grâce à leur énergie, la capacité d’agir sur le cours des choses ». Versus les élites traditionnelles perçues comme faibles, molles, ne protégeant pas, ne « connaissant pas nos vies » et sans volonté ou capacité d’agir réellement. L’aspiration à la gouvernance autoritaire pour « ne plus se sentir abandonné et être protégé » a du vent dans les voiles.

En fin de parcours, nous montrerons que la mise en perspective de cette actualité dans la temporalité longue permet d’envisager vers où, au-delà de la marche au bord de l’abîme, cette mutation sociétale profonde peut nous conduire. Un horizon possible. Antonio Gramsci nous y aide. Et ainsi il devient possible de hiérarchiser les actions et de leur donner un sens c’est-à-dire une signification.

Pour aller plus loin, parcourez le rapport complet de cette étude.
Note de contenu : Sommaire

-Executive summary
-Quel est l’état d’esprit des Belges en ce début d’automne 2024 ?
Comment perçoit-on le contexte global : la géopolitique, la guerre, le climat ?
Quels sont les ressentis des résultats des dernières élections législatives / européennes ?
Quelles sont les répercussions du contexte politico-sociétal sur l’intimité de nos vies ?
-Sur cette toile de fond d’émotions ressenties et de vécus, à quoi aspire-t-on ?
Nos sociétés sont façonnées par deux fleuves souterrains, deux champs d’aspirations
Où en sommes-nous en automne 2024 ? Quelles évolutions depuis 2023 ?
-Comment inscrire ces constats dans la temporalité longue ?
-Que faire face aux risques qui menacent nos démocraties ?
-La fiche technique de cette étude
-Contacts
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Titre : Noir, jaune, blues : l’irrésistible ascension de l’aspiration à une gouvernance autoritaire : agence de notation des risques de retribalisation du monde : rapport complet de la cinquième vague
Type de document : document électronique
Auteurs : Benoît Scheuer, Directeur de la recherche ; Vincent Scheltiens, Auteur ; Dominique Trembloy, Auteur
Editeur : Liège : Fondation Ceci n'est pas une crise
Année de publication : novembre 2024
Autre Editeur : Survey & Action : centre de recherche en sociologie
Importance : 1 étude en ligne (137 p.)
Langues : Français (fre)
Catégories : 32(493) Politique de la Belgique
321.6 Régime autoritaire / Dictature / Gouvernement non démocratique / Totalitarisme
321.7 Démocratie / Démocratisation
323.2 Relation peuple/Etat
33(493) Economie politique et sociale de la Belgique
Résumé : Site éditeur

En cet automne 2024, des profondeurs du psychisme de chacun affleurent des émotions négatives. Nos météos intimes sont assez sombres. Le trio des émotions qui tenaillent : les inquiétudes, les incertitudes et la fatigue. Des passions tristes qui engluent et enferment.

Une population fragilisée qui ressent une profonde impression de subir sa vie et le monde, d’avoir perdu le contrôle, de ne plus rien maîtriser, d’être victime.
Sous l’écume de la vie quotidienne, nous sommes émotionnellement impactés par le contexte géo-politique ( guerre en Ukraine et risque d’extension aux pays de l’OTAN, maintien de Poutine au pouvoir, probable élection de Trump, de Marine Le Pen, guerre au Moyen-Orient, montée de l’antisémitisme, etc.), par un sentiment d’un « grand remplacement » et d’une immigration « qui envahit », par les dérèglements climatiques qui s’aggravent et sont à présent ressentis dans la vie quotidienne et mettent en péril, à terme, rien moins que l’habitabilité de la planète. Et la pandémie du covid a laissé des traces dans les imaginaires, nous avons vécu dans nos chairs que « tout, même le pire et l’impensable, peut survenir et nous mener au bord de l’abîme ».
Une incapacité à se projeter dans l’avenir.
Ce qui affecte surtout est un profond sentiment d’abandon, de mépris, de manque de considération, de reconnaissance, de respect de la part des dirigeants politiques perçus comme « ne nous connaissant pas, n’ayant aucune empathie pour nous ». Et ne prenant pas les mesures « pour nous protéger ». Notamment, la perception que les élections ne conduiront pas à des améliorations… donc « y a-t-il encore un pilote dans l’avion? ». Qui a réellement la capacité d’agir sur les périls que nous ressentons ? Un solide désenchantement, un désamour à l’égard du système politique. La CONFIANCE est rompue, or elle est indispensable pour « faire société ».

Plus on évoque des réalités éloignées de l’individu ( soi-même puis la Région, le Fédéral, l’Europe et enfin le monde ), plus y sont associées exclusivement des émotions fortement négatives ( inquiétude, peur, désespoir, angoisse, colère, etc.). Par exemple, pour la perception de soi-même, 46% des individus évoquent au moins une émotion positive ( espoir, satisfaction, confiance, sérénité, etc.) et 84% au moins une émotion négative(1), mais à l’autre extrémité c’est-à-dire pour la perception de l’état du monde, seuls 11% évoquent au moins une émotion positive et 93% ressentent au moins une émotion négative !

Ce contexte politico-sociétal se répercute comme un poison lent qui s’insinue dans les recoins de l’intimité de nos vies, alimente des ressentiments, des passions tristes qui enferment. Et conduit à aspirer à une gouvernance autoritaire, à vivre dans une nation homogène, à apprécier une rhétorique qui exprime brutalement avec outrances, insultes et menaces « mes ressentiments, mes peurs, mes colères », à revenir vers un passé – que l’on a tendance à fortement mythifier -, où aurait régné « un ordre naturel et immuable des choses », à désigner des boucs-émissaires pour établir clairement un « eux et nous », en identifiant des « coupables ».

Bref, ces inquiétudes, ces peurs et cette colère latente conduisent à aspirer au fleuve souterrain de la « retribalisation ». En cet automne 2024, c’est le cas de près de six individus sur dix : 56,6%. Par rapport à l’an dernier, quasi-stabilité de ce nombre mais qui demeure à un niveau très élevé ( en 2023 ils étaient 57,4%). Ceux qui aspirent à l’inverse, c’est-à-dire à fonder des sociétés ouvertes sont trois fois moins nombreux et par rapport à l’an dernier, ils arrêtent légèrement leur érosion, ils sont désormais 19,3% ( en 2023 ils étaient 18,2%). Les autres sont des « oscillants », des « ambivalents », ils représentent 24,1%.

Par rapport à 2023, stabilisation des aspirations :

la croissance régulière et forte de l’adhésion à l’aspiration à la retribalisation que l’on observait depuis 2020 est à présent stabilisée mais à un niveau élevé : près de 6 individus sur 10 (56,6%). Néanmoins, une des dimensions de ce champ d’aspirations, le souhait d’une gouvernance autoritaire, augmente encore ( en 2023, 65,3% y aspiraient, en 2024, c’est le cas de 69,2% ).
l’érosion de l’adhésion à l’aspiration à la fondation de sociétés ouvertes qu’on observait depuis 2021 est à présent arrêtée mais à un niveau très bas : 2 individus sur 10 ( 19,3%).
Le fond de l’air de la « météo sociétale » est clairement vers l’aspiration à la retribalisation.

Une certaine offre politique qui se propage actuellement partout, celle des « entrepreneurs en ressentiments », y répond. Notamment en présentant une image d’énergie qui crée le sentiment « qu’eux vont nous protéger », « qu’eux auront, grâce à leur énergie, la capacité d’agir sur le cours des choses ». Versus les élites traditionnelles perçues comme faibles, molles, ne protégeant pas, ne « connaissant pas nos vies » et sans volonté ou capacité d’agir réellement. L’aspiration à la gouvernance autoritaire pour « ne plus se sentir abandonné et être protégé » a du vent dans les voiles.

En fin de parcours, nous montrerons que la mise en perspective de cette actualité dans la temporalité longue permet d’envisager vers où, au-delà de la marche au bord de l’abîme, cette mutation sociétale profonde peut nous conduire. Un horizon possible. Antonio Gramsci nous y aide. Et ainsi il devient possible de hiérarchiser les actions et de leur donner un sens c’est-à-dire une signification.

Pour aller plus loin, parcourez le rapport complet de cette étude.
Note de contenu : Sommaire

-Executive summary
-Quel est l’état d’esprit des Belges en ce début d’automne 2024 ?
Comment perçoit-on le contexte global : la géopolitique, la guerre, le climat ?
Quels sont les ressentis des résultats des dernières élections législatives / européennes ?
Quelles sont les répercussions du contexte politico-sociétal sur l’intimité de nos vies ?
-Sur cette toile de fond d’émotions ressenties et de vécus, à quoi aspire-t-on ?
Nos sociétés sont façonnées par deux fleuves souterrains, deux champs d’aspirations
Où en sommes-nous en automne 2024 ? Quelles évolutions depuis 2023 ?
-Comment inscrire ces constats dans la temporalité longue ?
-Que faire face aux risques qui menacent nos démocraties ?
-La fiche technique de cette étude
-Contacts
En ligne : https://cecinestpasunecrise.org/etudes/lirresistible-ascension-de-laspiration-a- [...]
Format de la ressource électronique : Lien vers l'étude « Noir, jaune, blues » … L’irrésistible ascension de l’aspiration à une gouvernance autoritaire 2024
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« Noir, jaune, blues » … la suite : COMPRENDRECOMMENT FONCTIONNE LA FABRIQUE DES « DÉCROCHANTS» DU SYSTÈME INSTITUTIONNEL ET POLITIQUE ACTUEL : - Vague 4 de l’Agence de notation des risques de retribalisation du monde [document électronique] / Benoît Scheuer, Directeur de la recherche ; Vincent Scheltiens, Auteur ; Dominique Trembloy, Auteur . - Liège : Fondation Ceci n'est pas une crise : Survey & Action : centre de recherche en sociologie, novembre 2023 . - 1 étude en ligne (188 p.).
Langues : Français (fre)
Catégories : 32(493) Politique de la Belgique
321.6 Régime autoritaire / Dictature / Gouvernement non démocratique / Totalitarisme
321.7 Démocratie / Démocratisation
323.2 Relation peuple/Etat
33(493) Economie politique et sociale de la Belgique
Résumé : Site éditeur

En janvier 2017, nous terminions notre étude Noir Jaune Blues par le constat que nos sociétés vivaient une mutation profonde : nous quittions des sociétés très intégrées notamment par des institutions créditées d’une confiance élevée et nous allions vers des paysages fragmentés, atomisés, pulvérisés.

Nous étions au pied du mur et seules deux voies étaient possibles.

Soit nous bifurquions vers « une gouvernance autoritaire fondée sur l’exclusion », donc un monde de murs, de frontières, de barbelés, de replis, de défiances de tous à l’égard de tous, de xénophobies, de risques de nihilisme, de désespoirs, d’inégalités sociales croissantes, de soumissions, de violences obscurantistes. Un archipel qui est une juxtaposition de communautés « pures » fermées les unes à l’égard des autres. L’émergence de pouvoirs forts qui ne doivent pas rendre de compte au nom d’une supposée « efficacité » des modèles autoritaires.

Soit nous bifurquions vers « la renaissance », c’est-à-dire un monde ouvert mais qui invente, refonde la démocratie, les institutions, l’économie, qui crée un nouvel universalisme qui intègre les différences. Une société composée d’individus qui se battent contre toutes les dominations au nom du droit universel à la dignité ( la leur et celle des autres). Des individus qui tentent de devenir sujets c’est-à-dire qui acquièrent une réelle capacité d’agir en se considérant individuellement et collectivement en charge de l’avenir. Qui pensent le long terme.

L’étape suivante dans notre démarche de recherche a logiquement été de mesurer, dans l’espace belge, l’ampleur des aspirations dans l’une et l’autre voie.

Et d’en appréhender régulièrement l’évolution et la dynamique.

Ces deux fleuves souterrains sont : les aspirations à la retribalisation VS les aspirations à la fondation de sociétés ouvertes.

Chacun de ces champs d’aspirations a été décomposé en 5 dimensions :

le type de gouvernance souhaitée,
la nature de la nation souhaitée,
la rhétorique appréciée,
le temps valorisé,
le rapport à la figure du bouc émissaire,
La vague 1 s’est déroulée juste avant les confinements liés à la pandémie du Covid, soit en février 2020

La vague 2 a été réalisée en octobre 2021 après les longs confinements, ce qui a permis de mesurer l’impact de ceux-ci sur les aspirations des individus.

La vague 3 en juillet 2022, soit après le déclenchement de la guerre en Ukraine, la montée en flèche de l’inflation et des chocs climatiques ( sécheresse, canicule ) ainsi que la poursuite à bas bruit de la pandémie de covid.

La vague 4 en août-septembre 2023, soit durant une période marquée par la poursuite de la guerre en Ukraine dont l’issue demeure incertaine et surtout un été qui a prouvé à tous que le dérèglement climatique était désormais bien présent et avait déjà des impacts catastrophiques ( dômes de chaleur, sécheresse, incendies géants, etc.).

Nous sommes donc en mesure d’appréhender, de mesurer et de tenter de comprendre ce que les récents chocs exogènes puissants ( covid et confinements, dérèglements climatiques, guerre, inflation ) ont changé dans les aspirations des individus.

Les rapports des vagues successives présentent ces impacts sur les imaginaires collectifs. Ils se veulent des outils pour l’action pour tous ceux qui luttent pour bâtir des sociétés ouvertes et conjurer les avancées des populistes identitaires qui appellent à la retribalisation.
Note de contenu : Sommaire
-Au départ, une question …
-Un large consensus sur l’état du monde : défiance généralisée et ressenti d’injonctions perverses
-Nos sociétés sont façonnées par deux fleuves souterrains, deux champs d’aspirations
-Deux puissants habitus émotionnels modulent les perceptions de l’état de la société et conduisent aux deux champs d’aspirations
-Des processus cognitifs cruciaux
-Ces champs d’aspirations entrent en résonnance avec le système institutionnel et politique et l’offre partisane
-Que faire face aux risques qui menacent nos démocraties ?
-En guise de synthèse
-La fiche technique de cette étude
-Contacts
En ligne : https://cecinestpasunecrise.org/etudes/agence-des-risques-de-tribalisation-du-mo [...]
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Titre : « Noir, jaune, blues » … la suite : COMPRENDRECOMMENT FONCTIONNE LA FABRIQUE DES « DÉCROCHANTS» DU SYSTÈME INSTITUTIONNEL ET POLITIQUE ACTUEL : - Vague 4 de l’Agence de notation des risques de retribalisation du monde
Type de document : document électronique
Auteurs : Benoît Scheuer, Directeur de la recherche ; Vincent Scheltiens, Auteur ; Dominique Trembloy, Auteur
Editeur : Liège : Fondation Ceci n'est pas une crise
Année de publication : novembre 2023
Autre Editeur : Survey & Action : centre de recherche en sociologie
Importance : 1 étude en ligne (188 p.)
Langues : Français (fre)
Catégories : 32(493) Politique de la Belgique
321.6 Régime autoritaire / Dictature / Gouvernement non démocratique / Totalitarisme
321.7 Démocratie / Démocratisation
323.2 Relation peuple/Etat
33(493) Economie politique et sociale de la Belgique
Résumé : Site éditeur

En janvier 2017, nous terminions notre étude Noir Jaune Blues par le constat que nos sociétés vivaient une mutation profonde : nous quittions des sociétés très intégrées notamment par des institutions créditées d’une confiance élevée et nous allions vers des paysages fragmentés, atomisés, pulvérisés.

Nous étions au pied du mur et seules deux voies étaient possibles.

Soit nous bifurquions vers « une gouvernance autoritaire fondée sur l’exclusion », donc un monde de murs, de frontières, de barbelés, de replis, de défiances de tous à l’égard de tous, de xénophobies, de risques de nihilisme, de désespoirs, d’inégalités sociales croissantes, de soumissions, de violences obscurantistes. Un archipel qui est une juxtaposition de communautés « pures » fermées les unes à l’égard des autres. L’émergence de pouvoirs forts qui ne doivent pas rendre de compte au nom d’une supposée « efficacité » des modèles autoritaires.

Soit nous bifurquions vers « la renaissance », c’est-à-dire un monde ouvert mais qui invente, refonde la démocratie, les institutions, l’économie, qui crée un nouvel universalisme qui intègre les différences. Une société composée d’individus qui se battent contre toutes les dominations au nom du droit universel à la dignité ( la leur et celle des autres). Des individus qui tentent de devenir sujets c’est-à-dire qui acquièrent une réelle capacité d’agir en se considérant individuellement et collectivement en charge de l’avenir. Qui pensent le long terme.

L’étape suivante dans notre démarche de recherche a logiquement été de mesurer, dans l’espace belge, l’ampleur des aspirations dans l’une et l’autre voie.

Et d’en appréhender régulièrement l’évolution et la dynamique.

Ces deux fleuves souterrains sont : les aspirations à la retribalisation VS les aspirations à la fondation de sociétés ouvertes.

Chacun de ces champs d’aspirations a été décomposé en 5 dimensions :

le type de gouvernance souhaitée,
la nature de la nation souhaitée,
la rhétorique appréciée,
le temps valorisé,
le rapport à la figure du bouc émissaire,
La vague 1 s’est déroulée juste avant les confinements liés à la pandémie du Covid, soit en février 2020

La vague 2 a été réalisée en octobre 2021 après les longs confinements, ce qui a permis de mesurer l’impact de ceux-ci sur les aspirations des individus.

La vague 3 en juillet 2022, soit après le déclenchement de la guerre en Ukraine, la montée en flèche de l’inflation et des chocs climatiques ( sécheresse, canicule ) ainsi que la poursuite à bas bruit de la pandémie de covid.

La vague 4 en août-septembre 2023, soit durant une période marquée par la poursuite de la guerre en Ukraine dont l’issue demeure incertaine et surtout un été qui a prouvé à tous que le dérèglement climatique était désormais bien présent et avait déjà des impacts catastrophiques ( dômes de chaleur, sécheresse, incendies géants, etc.).

Nous sommes donc en mesure d’appréhender, de mesurer et de tenter de comprendre ce que les récents chocs exogènes puissants ( covid et confinements, dérèglements climatiques, guerre, inflation ) ont changé dans les aspirations des individus.

Les rapports des vagues successives présentent ces impacts sur les imaginaires collectifs. Ils se veulent des outils pour l’action pour tous ceux qui luttent pour bâtir des sociétés ouvertes et conjurer les avancées des populistes identitaires qui appellent à la retribalisation.
Note de contenu : Sommaire
-Au départ, une question …
-Un large consensus sur l’état du monde : défiance généralisée et ressenti d’injonctions perverses
-Nos sociétés sont façonnées par deux fleuves souterrains, deux champs d’aspirations
-Deux puissants habitus émotionnels modulent les perceptions de l’état de la société et conduisent aux deux champs d’aspirations
-Des processus cognitifs cruciaux
-Ces champs d’aspirations entrent en résonnance avec le système institutionnel et politique et l’offre partisane
-Que faire face aux risques qui menacent nos démocraties ?
-En guise de synthèse
-La fiche technique de cette étude
-Contacts
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détailArticle: texte imprimé Nous sommes tous afghans (2) / Benoît Scheuer in Imagine demain le monde, 28 (novembre 2001)
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